- Les frappes américaines et israéliennes se poursuivent en Iran pour provoquer un changement de régime.
- Une grande partie des capacités aériennes ont été supprimées et de nombreux hauts responsables du pays ont déjà été tués.
- Le 20H de TF1 fait le point sur leur stratégie et leurs objectifs.
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L’Iran attaqué par les États-Unis et Israël, le Moyen-Orient s’embrase
Depuis une semaine, Israël et les États-Unis mènent une offensive visant à désarmer l’Iran. Ainsi, l’aéroport de Téhéran a été détruit pour empêcher toute fourniture d’armes depuis l’étranger et les avions de chasse iraniens ont été neutralisés, avant même de décoller. « Militairement, on peut dire que la défense antiaérienne n’existe plus »
, analyse le général Nicolas Richoux, au 20H de TF1, ce dimanche 8 mars. « On peut dire que les missiles sont bien attaqués. Par contre, le problème n’est pas résolu pour les drones. Ils ont encore une capacité sans doute à en fabriquer et à en lancer encore pour un certain temps »,
ajoute-t-il dans la vidéo visible ci-dessus.
Dans le pays, 55% des frappes effectuées ont visé les moyens aériens, les missiles et la défense antiaérienne iranienne. Et 35% ont concerné des hautes personnalités, des palais officiels ou des postes de police. Toutefois, l’objectif final, le changement de régime, pourrait prendre encore plusieurs semaines, voire plusieurs mois. « Au départ, nous avions prévu quatre à cinq semaines, mais nous avons les capacités nécessaires pour aller bien au-delà »
, a précisé Donald Trump. La raison ? Bien qu’affaibli, le régime iranien reste menaçant.
Le régime iranien « s’est organisé pour résister »
« Il s’est organisé pour résister aux coups et pour pouvoir en donner pendant des mois et des mois »,
souligne le général Michel Goya, invité sur le plateau du 20H de TF1. « Ils ont des moyens de harcèlement, de mener une guérilla
par drone
« ,
poursuit-il. « Ils peuvent empoisonner toute la vie dans la région
et dans le Golfe
. »
Ainsi, « au fur et à mesure qu’on va avancer dans le temps »,
le spectre d’une intervention américaine au sol sera « de plus en plus probable »,
estime le général Goya. « Les États-Unis viendraient alors compléter la campagne de frappes aériennes par des raids, des attaques au sol, des forces spéciales, des hélicoptères, etc. qui vont attaquer les cibles qui ne sont pas accessibles par des frappes aériennes et capturer des lieux ou des individus très sensibles. »
L’intervention pourrait ainsi permettre de prendre le contrôle du détroit d’Ormuz. De son côté, Israël envisage également l’usage de forces spéciales pour se saisir des stocks d’uranium militaire.













