- Plusieurs milliers de litres de fioul ont été déversés dans la Marne vendredi dernier, dans un avaloir d’eaux pluviales.
- Un acte de vandalisme qui entraîne la fermeture de plusieurs sites de baignade sur la Seine par intermittence.
- Alors que la commune de Saint-Maur-des-Fossés a déposé plainte contre X, l’enquête se poursuit pour identifier les responsables.
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C’est tout sauf un accident. Près de 3000 litres de fioul ont été déversés vendredi 24 juillet dans les eaux de la Marne, entraînant la fermeture totale du site de baignade de Maisons-Alfort (Val-de-Marne) et, par intermittence, des sites de baignade de bras Marie (4ᵉ arrondissement) et de Bercy (12ᵉ arrondissement) sur la Seine, dimanche dernier. Grenelle, le troisième site de baignade, près de la tour Eiffel (15ᵉ arrondissement), n’aurait pas été affecté et reste donc ouvert.
« Face à l’important préjudice que représente cette pollution pour les milieux naturels, la ville de Saint-Maur-des-Fossés et le Syndicat Marne Vive, présidé par le maire, Pierre-Michel Delecroix, ont déposé une plainte contre X afin que toute la lumière soit faite sur cet acte de pollution volontaire »
, annonce ce jeudi la collectivité dans un communiqué.
« Un acte irresponsable »
Dans ce document, elle explique que le fioul a « probablement
» été déversé « dans un avaloir d’eaux pluviales situé à proximité de la commune, à Joinville-le-Pont »
, ville voisine de Saint-Maur-des-Fossés, à l’est de Paris. « Les investigations se poursuivent, notamment par l’exploitation des images de vidéoprotection des deux communes, afin d’identifier le ou les auteurs de ce déversement illicite »
, a-t-elle ajouté, dénonçant « un acte irresponsable »
.
Ce déversement de fioul est « un acte de vandalisme environnemental »
, avait déclaré mercredi Antoine Guillou, adjoint au maire de Paris chargé de l’Axe Seine, soulignant que la mairie « est en train de rassembler les éléments pour porter plainte pour atteinte environnementale »
.
Le retour à la normale pour les deux sites de baignade va dépendre « du débit de la Seine et de la manière dont la pollution va, ou pas, se disperser »
, avait-il précisé sans s’avancer sur une date. « Si on observe la moindre trace, on ferme »
, avait résumé le maire de la capitale Emmanuel Grégoire. Sollicité ce jeudi par l’AFP, le parquet de Créteil indique qu’une enquête a été confiée lundi au commissariat de Saint-Maur-des-Fossés pour pollution. Il précise que « l’origine de la pollution n’est pas encore établie »
.




