vendredi, mai 1

Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi qu’il porterait à 25 % les droits de douane appliqués aux voitures et camions en provenance de l’Union européenne la semaine prochaine, une décision qui pourrait ébranler davantage une économie mondiale déjà ébranlée par la guerre contre l’Iran.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Donald Trump a déclaré que l’Union européenne « ne respecte pas l’accord commercial que nous avons conclu ».

Il n’a pas donné d’autres raisons pour justifier la hausse prévue, mais l’annonce intervient à un moment particulièrement tendu pour les relations entre les Blancs et l’UE.

Jeudi, le président américain a de nouveau critiqué le chancelier allemand Friedrich Merz, lui disant de se concentrer sur la fin de la guerre en Ukraine au lieu de « s’immiscer » dans les affaires iraniennes.

L’Allemagne serait probablement touchée de plein fouet par des droits de douane élevés sur les voitures et les pièces détachées, car elle représente une part importante des exportations automobiles de l’UE.

Il a également qualifié ses alliés européens, l’Espagne et l’Italie, d’« absolument horribles » pour leur refus de s’impliquer dans la guerre en Iran.

Capture d’écran d’un message posté sur le compte Truth Social du président américain Donald Trump, le 1er mai 2026. – @realDonaldTrump

En juillet dernier, Donald Trump et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ont conclu un accord commercial prévoyant des droits de douane de 15 % sur la plupart des produits.

Les États-Unis et l’Union européenne avaient précédemment confirmé leur engagement à préserver le cadre commercial, connu sous le nom d’accord « Turnberry », du nom du terrain de golf de Trump en Écosse.

Le statut de l’accord de 2025 a toutefois été remis en question après que la Cour suprême a jugé cette année que le président républicain n’était pas habilité à déclarer une situation d’urgence économique et à imposer des droits de douane sur les produits de l’Union européenne.

L’accord initial prévoyait un plafond tarifaire de 15 % sur les marchandises en provenance de l’UE, mais l’arrêt de la Cour suprême a ramené ce plafond à 10 %, l’administration Trump ayant lancé une nouvelle série de taxes à l’importation fondées sur d’autres lois.

L’administration Trump est en train de mener des enquêtes sur les déséquilibres commerciaux et les risques pour la sécurité nationale afin d’imposer un nouveau régime tarifaire, ce qui pourrait finalement mettre l’accord avec l’UE en danger de violation.

Le président américain Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sur le terrain de golf Trump Turnberry, dimanche 27 juillet 2025.

Le président américain Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen au golf Trump Turnberry, dimanche 27 juillet 2025. – AP Photo

L’UE avait déclaré qu’elle s’attendait à ce que l’accord bilatéral permette aux constructeurs automobiles européens d’économiser entre 500 et 600 millions d’euros par mois.

La valeur des échanges de biens et de services entre l’UE et les États-Unis s’élevait à 1 700 milliards d’euros en 2024, soit une moyenne de 4,6 milliards d’euros par jour, selon l’agence de statistiques de l’UE Eurostat.

« Un accord est un accord », a déclaré la Commission européenne en février après la décision de la Cour suprême.

« En tant que premier partenaire commercial des États-Unis, l’Union européenne attend de ces derniers qu’ils respectent les engagements énoncés dans la déclaration commune, tout comme l’Union européenne s’en tient à ses propres engagements. Les produits de l’UE doivent continuer à bénéficier du traitement le plus compétitif, sans augmentation des droits de douane au-delà du plafond clair et global convenu précédemment. »

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