Et c’est parti pour la quinzaine de tennis (jusqu’au 7 juin 2026) sur terre battue à la porte d’Auteuil ! En quête à Paris du seul titre du Grand Chelem qui lui manque, le numéro un mondial Jannik Sinner fait figure d’immense favori en l’absence de son grand rival Carlos Alcaraz (2e), blessé, et au vu de ses résultats récents (six titres d’affilée en Masters 1000), le patron actuel du circuit semble promis à faire les gros titres de la quinzaine parisienne. Dans l’autre moitié du tableau, la légende serbe Novak Djokovic (4e) tentera une nouvelle fois de décrocher un 25e titre record en Grand Chelem. « Si je suis en forme, et capable de maintenir cette forme sur tout le tournoi, je pense que j’ai toujours mes chances, et je l’ai déjà prouvé en Australie cette année, où je n’étais pas loin de gagner un autre Grand Chelem (finaliste, ndlr) », a assuré l’ancien numéro un mondial.
Le tableau féminin s’annonce nettement plus ouvert, après des tournois de préparation qui ont souri à Andreeva (8e), aux Ukrainiennes Elina Svitolina (7e) et Marta Kostyuk (15e) mais aussi à la numéro deux mondiale Elena Rybakina, lauréate de l’Open d’Australie en janvier 2026. Quadruple gagnante de tournois du Grand Chelem mais jamais titrée à Paris, Aryna Sabalenka tentera d’effacer le souvenir de la finale de 2025, où elle avait multiplié les fautes directes (70) contre Coco Gauff. « Je suis prête à me battre, et j’espère évidemment faire juste un peu mieux », a souri la numéro un mondiale en conférence de presse. Battue en finale à Rome, la tenante du titre Coco Gauff a assuré se sentir « plus solide mentalement » cette année. « Je suis une meilleure joueuse, je crois, par rapport à l’année dernière, donc cela me donne plus de confiance », a déclaré pour sa part l’Américaine de 22 ans (4e mondiale). En panne de résultats depuis le début de saison mais en regain de forme à Rome, où elle a atteint les demi-finales, Iga Swiatek (3e) fera naturellement partie des prétendantes.
Les adieux de Gaël Monfils
La sensation de l’édition 2025, la Française Loïs Boisson (50e), qui n’a remporté qu’un match sur les cinq qu’elle a disputés depuis son retour de blessure fin avril, devra battre dès le premier tour une tête de série, la Russe Anna Kalinskaya (22e), si elle veut espérer se réinviter dans le dernier carré parisien. « Tout est possible: je peux aller au bout, comme je peux perdre au premier tour », a estimé la Française, « enfin à 100% » physiquement « depuis peu ».
Cette édition sera enfin celle des adieux pour les vétérans français Gaël Monfils (221e mondial à 39 ans) et suisse Stan Wawrinka (119e), opposé dès le premier tour au numéro un français Arthur Fils (19e). Monfils, demi-finaliste de l’édition 2008 tirera définitivement sa révérence à l’automne au Masters 1000 de Paris, comme il l’a toujours voulu, « à 40 ans ». Le Parisien a expliqué qu’il s’était préparé « d’une façon assez détendue, en essayant de revenir physiquement mieux ». « Mon focus, c’était vraiment de retrouver une bonne frappe de balle », a-t-il dit. « Peu m’importe ce qui se passe, pour moi c’est une telle chance de pouvoir dire au revoir, de pouvoir échanger des balles avec tous les joueurs, de pouvoir être compétitif sur quelques matchs avec ces jeunes joueurs », a ajouté Monfils, qui affronte au premier tour l’autre Français Hugo Gaston.
À lire aussiTennis: Arthur Fils déclare forfait pour Roland-Garros
Quinze minutes et puis s’en vont…
La majorité des stars du tennis a limité – comme annoncé – son temps de parole devant les médias vendredi à Roland-Garros pour réclamer une meilleure part des revenus générés par les tournois du Grand Chelem. Depuis le début en mars 2025 du bras de fer entre les organisateurs de Majeurs et les meilleurs joueurs mondiaux, qui réclament de toucher 22% des revenus dégagés par les tournois du Grand Chelem, « on a été assez patients », a estimé le 8e mondial Taylor Fritz en conférence de presse. « On a été plutôt cool dans nos demandes et on a tous le sentiment qu’on est ignorés », a regretté l’Américain.
La limite de 15 minutes accordée aux médias lors des traditionnelles conférences de presse et interviews d’avant-tournoi est une référence directe au pourcentage des revenus des tournois du Grand Chelem actuellement reversé aux joueurs, proche de 15%.
À lire aussiRoland-Garros: pourquoi mieux payer les joueurs n’est pas si simple




