« Lorsque nos forces sont arrivées, elles ont constaté des cas d’évasion collective, en raison de l’ouverture du camp de façon aléatoire », a déclaré le porte-parole du ministère, Noureddine al-Baba, lors d’une conférence de presse.
Al-Hol, le plus grand camp de proches de jihadistes de l’EI dans le nord-est de la Syrie, était contrôlé par les Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes).
Elles s’en étaient retirées le 20 janvier sous la pression militaire de Damas et les forces de sécurité syriennes en ont pris le contrôle quelques heures plus tard.
« Les FDS se sont retirées de façon soudaine, sans coordination et sans en informer au préalable » les autorités syriennes ou la coalition internationale antijihadiste, a affirmé le porte-parole.
Il a fait état d’une « situation de chaos » après le retrait kurde, ajoutant que « plus de 138 ouvertures » avaient été constatées dans le mur d’enceinte du camp, long de 17 km, ce qui a facilité les évasions « à travers des réseaux ».
Des milliers de femmes et d’enfants se sont enfuis du camp pour une destination inconnue après le retrait des forces kurdes.
À lire aussiSyrie: des prisonniers de l’État islamique ont-ils pu fuir le camp d’al-Hol?
Al-Hol abritait, selon le porte-parole, 23 500 personnes, pour la plupart des Syriens et des Irakiens. Environ 6 500 étrangers de 44 nationalités vivaient dans l’Annexe, une section de haute sécurité du camp.
Les autorités ont évacué les familles restantes du camp la semaine dernière vers un autre site du nord de la Syrie.
Concernant les prisons de jihadistes eux-mêmes, l’armée américaine a achevé le transfert de plus de 5 700 détenus de Syrie vers l’Irak, pour garantir leur surveillance après le retrait des forces kurdes qui les gardaient.
À lire aussiIrak: le transfert de 5704 détenus liés à l’EI de la Syrie vers les prisons irakiennes est terminé
À lire aussiSyrie: le camp d’Al-Hol, symbole de l’après-État islamique, démantelé par les autorités











