animaux – Avant de boire le nectar ou de pondre, le papillon analyse son environnement. Pas avec sa trompe, mais avec ses pattes, couvertes de capteurs chimiques étonnamment performants.
Des pattes qui servent de langue
Chez les papillons, le goût ne se limite pas à la trompe. Les pattes, en particulier les tarses antérieurs, sont couvertes de sensilles gustatives, de minuscules organes sensoriels reliés au système nerveux. Ces capteurs détectent sucres, eau, sels minéraux, mais aussi substances amères ou toxiques. Lorsqu’un papillon se pose sur une fleur, il “goûte” la surface avant même de boire. Si la composition chimique du nectar n’est pas favorable, il repart sans déployer sa trompe.
Goûter avant de pondre, un choix vital
Chez les femelles, ce sens joue un rôle crucial au moment de la ponte. En se posant sur une feuille, elles en analysent la composition chimique afin d’identifier les plantes-hôtes adaptées aux futures chenilles. Des expériences conduites sur la piéride du chou (Pieris brassicae) ont montré que les femelles refusent systématiquement de pondre sur des choux dépourvus de glucosinolates, bien que ces plantes soient visuellement identiques aux autres. Sans ces composés, les larves se nourrissent mal et leur taux de mortalité augmente fortement.
Ce que la science sait… et ce qui fait encore débat
Les chercheurs ont identifié plusieurs récepteurs gustatifs spécifiques dans les pattes des papillons, chacun répondant à une famille précise de molécules. En revanche, l’intégration de ces signaux par le cerveau reste partiellement débattue. La part du goût par rapport à l’odorat ou à la vision varie selon les espèces et les conditions écologique(…)
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