Avec notre correspondante à Ankara, Anne Andlauer
En l’espace de quelques jours, les autorités turques ont ainsi pris plusieurs décisions inhabituelles visant des intérêts iraniens. Dernière annonce en date : la révocation de la licence de la banque Mellat. Sa succursale d’Istanbul opérait en Turquie depuis 44 ans, tout en étant visée par des sanctions occidentales, notamment américaines depuis 2007.
La décision d’Ankara intervient deux semaines après que les États-Unis ont sanctionné une banque turque, Golden Global Bank, ainsi que deux de ses filiales, pour leurs liens présumés avec le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien.
En réponse à ces sanctions, la Turquie a placé cette banque sous contrôle étatique le 17 septembre. La veille, Ankara avait par ailleurs annoncé la suspension, à partir du 21 septembre, des vols de la compagnie iranienne Mahan Air vers la Turquie.
Cette série de mesures intervient dans un contexte de forte pression américaine, mais aussi à un moment politiquement sensible. Donald Trump et Recep Tayyip Erdogan doivent se rencontrer à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, la semaine prochaine. Une partie de la presse turque interprète ainsi les récentes mesures contre les intérêts iraniens comme une forme de « cadeau » au président américain.
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