Avec nos envoyés spéciaux à Dnipro, Nathanaël Vittrant et Sergey Dmitriev
La frappe a eu lieu un samedi en fin de journée contre un centre commercial à Dnipro, la quatrième ville d’Ukraine avec un million d’habitants. En raison du beau temps, les gens étaient dehors, les familles de sortie et une fois de plus, un centre commercial a été visé par les drones russes. Pendant plusieurs heures, des dizaines de camions de pompiers étaient à l’œuvre pour tenter d’éteindre les flammes.
Une fois la nuit tombée, une épaisse fumée noire demeurait visible au-dessus du bâtiment éventré et calciné, visible à des kilomètres de distance. Au moins cinq personnes ont été blessées, selon les autorités, alors qu’en raison de la violence et des dégâts, la population craignait un bilan plus lourd.
Malgré les frappes, des enfants continuent à jouer autour des cordons de sécurité, les visages des adultes restent fermés mais presque résignés. Et malgré les accusations de crime de guerre contre la Russie, on a l’impression que tout le monde s’est habitué à cette réalité.
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