- La direction du Plaza Athénée confirme ce mercredi que le chef Jean Imbert ne sera plus à la tête du restaurant étoilé de l’établissement.
- Le cuisinier est accusé de violences conjugales par plusieurs ex-compagnes et est visé par une enquête pour ces faits.
- « Avec ce qu’il s’est passé dans sa vie privée, on le retire de la tête de gondole », fait savoir le palace parisien.
Il ne sera plus donneur d’ordres. Le cuisinier Jean Imbert, chef du restaurant étoilé du Plaza Athénée, n’occupera plus ces fonctions en raison des accusations de violences conjugales dont il fait l’objet, a indiqué mercredi la direction, confirmant une information des journaux du groupe Ebra. Le directeur général du palace parisien François Delahaye a toutefois indiqué à l’AFP qu’il resterait en tant que directeur artistique. Il sera chargé d’apporter des idées de concepts ou de nouveaux plats pour le restaurant, mais ne sera plus à la tête d’une équipe.
Une fréquentation du restaurant en baisse
« Avec ce qu’il s’est passé dans sa vie privée, on le retire de la tête de gondole »
, a précisé François Delahaye. Jocelyn Herland, qui était déjà le chef exécutif du restaurant, prendra sa place, a-t-il poursuivi. Le restaurant à la tête duquel était Jean Imbert, baptisé JiPa (pour Jean Imbert Plaza Athénée), pourrait également changer de nom. « Il reste encore du temps pour réfléchir, il n’y a pas urgence »,
, a précisé François Delahaye, admettant que la fréquentation de l’établissement « a[vait] été un peu affectée »
depuis les révélations sur les accusations de violences conjugales.
La direction du Plaza Athénée a en réalité simplement accéléré les choses puisque le contrat de Jean Imbert devait de toute façon prendre fin en juin, toujours selon la même source.
Pas licencié, en attendant son procès
François Delahaye a dit vouloir conserver Jean Imbert au sein de l’établissement, en attendant son procès. « S’il est avéré coupable, je prendrai les responsabilités qui sont les miennes. Mais pour le moment, il est toujours présumé innocent »
, a-t-il souligné.
Jean Imbert est visé par une enquête pour violences conjugales ouverte par le parquet de Versailles à la suite de la plainte déposée par une de ses ex-compagnes, l’ancienne actrice Lila Salet, pour des faits remontant à 2012-2013. D’autres femmes ont affirmé dans la presse avoir subi des violences physiques et psychologiques de la part du chef, notamment la miss France 2006 Alexandra Rosenfeld. Elle a raconté comment Jean Imbert lui avait fracturé le nez en octobre 2013 lors du tournage d’une émission sur M6 que le couple co-animait.
Le vainqueur de Top Chef conteste lui ces accusations. Il s’était déjà mis en retrait du Martinez, un palace cannois, où il a eu le privilège de préparer le prestigieux dîner du jury du festival de Cannes.











