En Sierra Leone, l’agriculture représente près d’un quart du PIB du pays. Le ministre de l’Agriculture, Henry Musa Kpaka, espère pouvoir profiter de cet avantage. « C’est très prometteur. Nous savons qu’ils en importent beaucoup d’Afrique de l’Est. La distance est plus courte là-bas. Mais nous en produisons beaucoup nous-mêmes. Nous essayons donc de trouver des produits d’opportunité et d’établir des relations bilatérales qui nous permettent d’exporter », explique-t-il au micro de Charlotte Cosset, journaliste au service économie de RFI.
Pour l’instant, les produits transformés ou manufacturés restent à la marge. Le ministre de l’Industrie, Alpha Ibrahim Sesay, reste prudent sur les perspectives à venir. Il appelle les entreprises privées à saisir cette opportunité. « Il est évident que nous en attendons des avantages, en particulier pour nos entreprises. Si vous n’avez pas à payer de droits de douane, vos produits sont comparativement moins chers là où vous exportez. Nous attendons donc des entreprises qu’elles en profitent. Cela dépend vraiment de comment on s’en empare ».
Aujourd’hui, la Sierra Leone exporte pour un peu plus d’un milliard de dollars vers la Chine, selon les données de Pékin, essentiellement des minerais. Le pays fait d’ailleurs partie des rares en Afrique à afficher un excédent commercial avec la Chine.
À noter que seule l’Eswatini, qui entretient des relations diplomatiques avec Taïwan, est exclue de cet accord.
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