samedi, mai 16

Une vidéo TikTok, un message privé puis un départ : le site de la radio publique américaine NPR documente une dynamique nette progression, celle d’Américains qui s’installent en Asie du Sud-Est, attirés par un coût de la vie plus faible et la possibilité de travailler à distance.

Les chiffres sont significatifs : le nombre d’Américains vivant dans la région est passé d’environ 32 000 en 1990 à près de 88 000 en 2024, sans inclure plusieurs pays – ce qui laisse penser que le total réel est plus élevé. Surtout, une étude citée indique qu’en 2025 les États-Unis pourraient connaître pour la première fois depuis au moins un demi-siècle un solde migratoire négatif.

À Da Nang, Chad Dunn a tiré profit de cette tendance. Ancien ouvrier, il accompagne désormais ses compatriotes dans leur installation.

“Je peux venir vous chercher à l’aéroport, vous procurer un téléphone, un compte bancaire, et vous installer dans un appartement en moins d’une semaine. Cela devient très populaire.”

Ses clients le découvrent souvent sur TikTok, où il montre son quotidien et détaille les démarches à suivre.

Pour Mia Moore, nutritionniste de 37 ans, le départ s’inscrit dans une évolution plus lente. Elle décrit la pression ressentie aux États-Unis : “Chaque jour tournait autour de cette question : comment gagner plus d’argent et maintenir ce niveau de vie ?” Installée au Vietnam, elle insiste sur le changement concret de conditions matérielles. “Je paie environ un cinquième de ce que je payais pour le loyer.” Et elle précise : “un bol de pho près de chez moi coûte environ 2 dollars ; même avec des suppléments, environ 4 dollars”.

Ces parcours individuels s’inscrivent dans une transformation plus large du travail. Brooke Erin Duffy, professeure de communication à l’université Cornell, “pense que cela fait partie d’une tendance plus large… en particulier celle de la montée du nomadisme numérique. De plus en plus de personnes travaillent à distance et cherchent à trouver des moyens d’intégrer le travail dans leur mode de vie, plutôt que l’inverse.” Les réseaux sociaux jouent un rôle d’accélérateur en rendant visibles ces modes de vie.

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