- Le télé-achat 2.0 est en pleine expansion, séduisant particulièrement les plus jeunes.
- Tout se vend lors de ces enchères en direct.
- C’est ce qui a sauvé la boutique d’articles de pêche d’Aurélien, montre ce reportage de TF1.
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Le 20H
Aurélien Gonel tient ce grand magasin de pêche de Saumur (Maine-et-Loire) depuis 4 ans. Un commerce qui était en difficulté financière, mais qui a changé radicalement de modèle économique depuis un an, avec un immense succès. Tout commence à partir de 19 heures, quand le magasin ferme ses portes. Aurélien et Stacy, son employée, se dirigent alors dans une petite salle derrière la boutique, où ils vont vendre aux enchères des produits de pêche en direct, via une application mobile. Un show qui n’est pas sans rappeler les grandes heures du téléachat dans les années 80, comme on le voit dans le reportage du 20H ci-dessus.
Ça marche très bien, c’est pour ça que je continue.
Ça marche très bien, c’est pour ça que je continue.
Aurélien Gonel, gérant de HD Pêche à Saumur
Une centaine de personnes enchérissent en ligne sur des articles en déstockage à des prix cassés. « On va balancer à 1 euro, 5 secondes, 5 secondes. Hop ! »
, annonce Aurélien en montrant l’article devant la caméra de son smartphone. Il vend environ 800 articles chaque soir de la semaine, ce qui représente en moyenne 3 500 euros. Pendant 4 heures, les enchères s’enchaînent à une vitesse frénétique. Stacy prépare les commandes, lui assure le spectacle. Surtout quand une enchère monte plus haut que prévu.
Les articles partent cependant presque toujours en dessous du prix du marché. C’est donc sur le volume des ventes qu’Aurélien gagne de l’argent. « Ça marche très bien, c’est pour ça que je continue et que j’en fais autant. Par rapport au magasin, c’est vrai que quand on présente un produit, on est quasiment sûr de le vendre »
, explique-t-il au micro de TF1. Ces enchères en direct représentent aujourd’hui les trois quarts de son chiffre d’affaires. « Sans le live, il n’y aurait plus de magasin »
, tranche-t-il dans un sourire.
Des clients conquis
Comment expliquer un tel succès ? Les prix, bien sûr, mais il y a autre chose selon Frédérique, une acheteuse régulière. « C’est joyeux. Ça donne envie de revenir. On n’a pas envie de décrocher. Vraiment, Aurélien, il donne envie de vouloir acheter »
, affirme la jeune femme.
Le téléachat 2.0 est d’ailleurs en pleine expansion. Désormais, tout se vend dans ces enchères en direct. Des montres, des sacs de luxe. Le phénomène vient de Chine, où il est très populaire. Et a pris de l’ampleur aux États-Unis avec la vente de cartes Pokémon, avec des prix qui atteignent des sommets.
Exceptionnellement, nous avons pu suivre les coulisses d’une vente rarissime. Dans un simple sac de course, Mehdi, alias Soukaa, apporte un trésor. À l’intérieur, « une boîte Pokémon qui contient 36 paquets de cartes »
, montre-t-il. « C’est la toute première série, la toute première extension de Pokémon à être sortie en France, en 1999 »
, explique-t-il.
Pour ce qui est du prix, il vaut mieux être bien assis. « Aujourd’hui, ça vaut autour des 50.000 euros »
, sourit Mehdi. À l’intérieur de la boîte se trouvent 36 paquets de cartes qu’il va vendre aux enchères. Des paquets comme ceux que vous avez peut-être achetés pour quelques euros il y a 20 ans, qui s’échangent aujourd’hui entre 1.300 et plus de 2.000 euros l’unité. Les plateformes s’arrachent ces ventes d’exception. Pour attirer les vendeurs, elles peuvent participer à la location du studio ou encore payer des cadeaux qui seront offerts aux participants de l’enchère.




