- Le président de la République se rendra en Arménie lundi 4 et mardi 5 mai.
- Il s’agira de sa première visite bilatérale dans ce pays.
- Que va-t-il y faire ?
Un nouveau déplacement au programme. Le président de la République Emmanuel Macron effectuera lundi 4 et mardi 5 mai sa première visite bilatérale en Arménie afin d’« approfondir »
une relation « historique d’amitié »
dans une région en pleine mutation depuis l’accord de paix entre ce pays et l’Azerbaïdjan, a annoncé ce jeudi l’Élysée.
Un accord de partenariat stratégique signé
Emmanuel Macron entamera cette visite dans la foulée d’un sommet de la Communauté politique européenne (CPE), qui réunira la plupart des chefs d’État et de gouvernement du continent, outre ceux de l’UE, lundi à Erevan. Elle sera placée sous un « triple signe »
: « l’approfondissement »
de la relation bilatérale, le « rapprochement de l’Arménie avec l’UE »
, marqué par un sommet UE-Arménie mardi, et la « dynamique de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan »
, souligne l’Élysée.
Emmanuel Macron et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian signeront un accord de partenariat stratégique, avec notamment un renforcement de la coopération en matière de défense. Celle-ci inclut déjà un volet aérien avec la livraison de radars français. L’Arménie a aussi passé commande de 36 canons Caesar en 2024. Des accords seront également signés dans le domaine des transports, a indiqué l’Élysée, évoquant des « prospects potentiels pour Airbus »
ainsi que « l’engagement très fort de l’État français »
dans la construction d’un tunnel sur l’axe routier arménien nord-sud.
Après un dîner d’État lundi, le président s’inclinera mardi au Mémorial du génocide arménien à Erevan. Il visitera le musée Matenadaran qui renferme une vaste collection de manuscrits anciens arméniens et conclura un accord de coopération avec la Bibliothèque nationale de France. Le président Macron et le Premier ministre Nikol Pachinian se rendront aussi à Gyumri, ville martyre du tremblement de terre qui fit quelque 25.000 morts le 7 décembre 1988 dans le nord-ouest du pays.




