- Le député Renaissance Sylvain Maillard était l’invité de LCI ce dimanche.
- Il a insisté sur la nécessité d’une candidature unique pour représenter le bloc central.
- L’élu reconnaît toutefois qu’une primaire se heurte à une série d’obstacles, à commencer par la définition d’un périmètre pour décider des candidats qui participeraient.
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Élection présidentielle
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Invité de l’émission « Objectif 2027 » sur LCI ce dimanche, le député Renaissance de Paris Sylvain Maillard est revenu sur l’actualité récente, marquée par les mouvements sociaux, mais aussi par l’accélération de la campagne présidentielle. Au sein du bloc central, « ça fait dix ans qu’on est au pouvoir, dix ans qu’on est la tête dans le guidon »
, a reconnu l’élu. « Si on veut porter un projet puissant, de rupture, de transformation de la société, il faut un pas de côté »
, estime-t-il.
Primaire ou grand sondage, plusieurs options sont possibles
Dans ce contexte, « ce qu’il nous faut, c’est un candidat »
, tranche Sylvain Maillard. Il défend ainsi une « candidature unique »
, pour représenter le bloc central, capable de disposer de « l’espace politique pour pouvoir développer un projet »
, sans être « en permanence en train de regarder son voisin »
. Pour espérer peser face à LFI et au RN, « il nous faut absolument un seul candidat et porter un projet qui emmène »
. Les Français, estime-t-il, « ne veulent pas du bordel que nous fera la France insoumise ou le Rassemblement national. Il faut les faire rêver et porter un projet puissant. »
Comment faire le tri parmi les différents candidats ? Quelle personnalité pour incarner le projet du bloc central ? « Une primaire »
, reconnaît Sylvain Maillard, est une option viable. Gabriel Attal la défend, mais « le problème, c’est que personne n’est d’accord sur le périmètre »
. Selon lui, « Raphael Gluckmann n’a pas envie de refaire une primaire »
. Par ailleurs, si l’on imagine un Gabriel Attal qui remporte la primaire, « est-ce que David Lisnard va le soutenir »
? Le député n’y croit « pas un instant »
, selon ses mots.
Si une primaire était finalement l’option retenue, se poserait « une question de loyauté ». Il faudrait que le gagnant « emmène tout le monde »
derrière lui. D’autres options sont aussi à l’étude, confie Sylvain Maillard, à commencer par la possibilité de « réaliser un très grand sondage, avec 30.000, 40.000 votants, quelque chose d’assez puissant, qui montre une tendance lourde »
. Dans la période actuelle, « ce qui est très difficile pour un candidat, c’est que lorsqu’il s’est déclaré, il est délicat de s’arrêter »
, ajoute le parlementaire. « Quand vous avez déjà des militants, des donateurs… »
Quelle que soit l’option retenue pour se ranger derrière un candidat unique, le temps presse. Le calendrier de Gabriel Attal ou d’Edouard Philippe, qui table sur janvier pour un rassemblement autour d’une seule candidature ? « Il me semble trop tardif »
, estime Sylvain Maillard. « Il me semble logique qu’avant Noël, il faut qu’on ait notre candidat. »

