- Des plateformes qui permettent de réserver des contrôles techniques ont été piratées fin octobre.
- Près de 15 millions de plaques d’immatriculation, ainsi que les données de 18 millions de personnes, ont été dérobées.
- Cela pourrait exposer les automobilistes concernés à des arnaques.
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Le 20H
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Votre numéro d’immatriculation est-il concerné par une nouvelle fuite de données ? Il n’y a aucun moyen de le savoir, mais selon le site spécialisé French Breaches
, en une semaine, les informations de près de 15 millions de plaques ont été volées par un cybercriminel auprès de deux organismes de contrôle technique. Ce samedi soir, les journalistes de TF1 ont appris que ces données sont mises en vente sur Internet. Selon Guillaume Chièze, chef de rubrique police-justice à TF1-LCI, « il y a forcément une faille à un moment puisque le hacker prétend détenir ces données et pour appuyer ses dires, il montre un échantillon d’environ 1.000 plaques d’immatriculation et des données qui sont associées »,
explique-t-il dans le reportage ci-dessus.
Des malfrats pourraient réaliser des « doublettes »
Des données confidentielles, comme les noms, prénoms, numéros de téléphone, adresse mail et postale, qui pourraient, une fois tombées entre les mains de malfaiteurs, alimenter des arnaques. C’est ce que craint André Bouchenoire, responsable « section plaques » à la Fédération des Industries des Equipements pour Véhicules (FIEV). « C’est des fausses amendes que vous recevrez par texto, SMS ou mail, suivant les données qu’ils ont, même par courrier peut-être, qui reprendront exactement le document d’origine et qui seront juste avec un QR code pour payer, qui enverra sur un autre compte »
, souligne-t-il. Vigilance donc, d’autant qu’une vraie amende n’arrive jamais par SMS.
Autre risque, des malfrats pourraient réaliser beaucoup plus facilement ce que les professionnels appellent des « doublettes ». En clair, l’usurpateur pourrait piocher dans une base de données la plaque d’une voiture qui ressemble à la sienne. Même modèle, même couleur, même année. Un moyen de brouiller les pistes, car en cas d’infraction, c’est le propriétaire de la vraie plaque qui recevra l’amende.
Aujourd’hui, la loi n’oblige pas les fabricants à demander un justificatif d’identité. Mais certaines entreprises ont pris les devants. Ce que confirme Julien, salarié chez cartegriseminute.fr. « Nous, on reçoit l’immatriculation du véhicule qui a été vérifiée vu qu’on a fait la production de la carte grise »
, affirme-t-il. Ici, 4 à 5.000 plaques minéralogiques sont éditées chaque année. « L’immatriculation du véhicule est vérifiée via la pièce d’identité du client. Automatiquement, la pièce d’identité du client doit être celle du titulaire du véhicule. Et à ce moment-là, nous, on édite et on fait la fabrication de la plaque d’immatriculation »,
précise-t-il.
Libre à chaque vendeur d’effectuer ou non ces contrôles. Le syndicat des fabricants de plaques d’immatriculation appelle lui à mieux sécuriser et améliorer la traçabilité des 40 millions de véhicules immatriculés en France.
V. F | Reportage : Matteo CIARAVINO et Robin LE CORNEC

