dimanche, mai 24

Vous sortez de consultation, ordonnance en main… Mais impossible de déchiffrer ce qui y et écrit. Une situation fréquente, parfois agaçante, voire source d’inquiétude. Pourtant, contrairement aux idées reçues, cette écriture difficile à lire ne traduit pas forcément un manque d’attention ou de sérieux. D’où vient-elle alors ? Éclairage avec Sandrine Lefranc-Loisel, graphothérapeute et experte judiciaire en écriture de documents.

Pourquoi les médecins écrivent-ils parfois si mal ?

Tous les médecins n’écrivent pas mal. « Certains gardent une écriture claire et structurée, tandis que d’autres adoptent un tracé plus rapide et condensé, difficile à lire pour les non-initiés », souligne l’experte. Et d’ajouter : « Cette diversité rappelle que l’écriture est un geste particulièrement vivant, qui s’adapte aux circonstances ».

Un cliché tenace, une tolérance bien installée

« Le cliché du « médecin qui écrit mal » est solidement ancré dans l’imaginaire collectif – au point d’être devenu une norme acceptée, presque un attribut de la fonction. Cette perception sociale agit comme un bouclier culturel : elle banalise ce qui devrait, dans un contexte médical, relever d’une exigence de clarté absolue. Tolérer l’illisibilité, c’est aussi, insidieusement, la perpétuer », note Sandrine Lefranc-Loisel.

L’écriture, reflet du rythme de la pensée médicale

Écrire…

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