Les soutiens des huit militants opposés en Ouganda au projet pétrolier de TotalEnergies EACOP dénoncent une réponse judiciaire disproportionnée, après la condamnation à 11 mois de prison et pointent désormais la responsabilité des acteurs économiques, notamment les banques. Abiud Onyach de la coalition StopEACOP, répond à Christina Okello.
« Les banques ne peuvent pas parler de critères environnementaux et sociaux, ni de durabilité — et encore moins de projets censés bénéficier aux communautés — lorsque des personnes sont emprisonnées pour s’être opposées à des projets jugés néfastes pour l’environnement qu’elles financent. Ce silence est inacceptable ».
Selon Abiud Onyach, « elles doivent être tenues responsables, en particulier des banques comme KCB Bank Uganda, Stanbic Bank, ou encore leur maison mère en Afrique du Sud, Standard Bank Group, qui joue un rôle clé dans ce projet. TotalEnergies doit également être tenue responsable, puisqu’il s’agit de son projet, en tant qu’actionnaire majoritaire. »
« D’autant que, par le passé, poursuit-il, l’entreprise affirme avoir contribué à la libération de certains manifestants. Pourquoi ce silence aujourd’hui, alors que des étudiants et d’autres militants sont maintenus en détention provisoire pendant de longues périodes pour s’être opposés à un projet dont ces entreprises tirent profit — sans qu’elles ne disent un mot ? »
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