- Une flambée de cas de gastro-entérite touche le village de Rousset, près de Marseille.
- Aucune cause n’a été trouvée avec certitude, mais l’eau du robinet fait partie des principales pistes.
- Il est interdit de la consommer depuis jeudi et des analyses sont en cours.
- Découvrez ce reportage TF1 dans la vidéo en tête de l’article.
Suivez la couverture complète
Le 20H
Le mystère plane encore. Dans les Bouches-du-Rhône, près de Marseille, les habitants de Rousset ne peuvent plus boire l’eau du robinet depuis ce jeudi 16 avril. En effet, 500 d’entre eux ont développé les symptômes de la gastro-entérite. Même si les autorités recherchent activement l’origine de cette contamination, les analyses des premiers résultats ne sont pas si évidentes. L’une des équipes de TF1 s’est rendue sur place, un reportage à retrouver en tête de cet article.
En attendant de connaître la source de l’épidémie, les Roussetains organisent une chaîne de solidarité afin de distribuer les bouteilles d’eau. Chaque habitant a droit à trois litres par jour, faisant du rationnement le nerf de la guerre. « Tous les jours, on tient nos feuilles de route où on marque le nombre de personnes dans le foyer, le nom des personnes, combien de packs on leur donne pour nous permettre d’avoir le réassort et de savoir combien on distribue exactement »
, détaille à nos équipes Raphaëlle La Manna, conseillère municipale de la commune.
L’eau du robinet soupçonnée
Le principal suspect dans cette affaire ? L’eau du robinet qu’il est formellement interdit de consommer depuis jeudi. Quitte à bousculer les habitudes de certains, à l’image de Noëlle et Joseph, retraités : « Avant on remplissait les bouteilles, on les mettait au frigo, puis on les buvait. Maintenant, il faut les faire bouillir, se refroidir. Ça prend du temps »
, déplore Noëlle. « J’ai 90 ans, c’est la première fois que ça arrive »
, proteste Joseph.
Parmi les 5.500 habitants de ce village, plusieurs centaines de personnes sont en effet tombées malades ces derniers jours, comme Michel. Le Roussetain qui venait de boire l’eau du robinet juste avant de tomber malade raconte que « les premiers symptômes sont apparus dans la nuit à partir de 2 heures du matin. Des nausées très fortes, des vomissements une grande partie de la nuit. Et le lendemain, plus aucune énergie »
.
Devant l’afflux inhabituel de malades aux symptômes similaires, le personnel de la pharmacie du village donne l’alerte. « Ça a commencé le lundi et en fait, ça s’est poursuivi toute la semaine. Là, on est samedi et toute la semaine, ça a été la même chose. On est tombé vite en rupture de médicaments antidiarrhéiques, anti-nauséeux. À la pharmacie, entre nous, on a vite soupçonné un souci au niveau de l’eau »
, témoigne Mélanie Ammar, pharmacienne à Rousset.
« Il faut des analyses complémentaires »
Des problèmes de canalisation ou d’infiltrations auraient-ils pu provoquer cette épidémie ? Les premières analyses ne sont pourtant pas concluantes. Dans un communiqué publié le 16 avril, la mairie de la commune précise que « les premiers résultats d’analyses montrent une conformité de l’eau sur les paramètres biologiques habituellement recherchés »
. Avant de préciser qu’« au regard de la dynamique de l’épidémie de gastro-entérites, des investigations complémentaires sur l’eau sont en cours »
.
« Ces analyses ne sont pas satisfaisantes, ne nous donnent pas de réponse claire à ce qui s’est passé. Donc il faut des analyses complémentaires, qui prennent du temps, qui vont certainement arriver en début de semaine prochaine »
, déplore Philippe Pignon, maire divers centre de Rousset. Les habitants ne sont pas au bout de leur peine car la situation devrait perdurer encore quelques jours supplémentaires. En attendant, quelque 22.000 bouteilles d’eau seront distribuées tout au long du week-end.











