mercredi, septembre 16

Voilà « plusieurs semaines » qu’OpenAI et ses concurrents, Anthropic et Google DeepMind, « travaillent ensemble » sur les questions de sécurité liées à l’Intelligence artificielle, a révélé mardi 15 septembre Chris Lehane, le responsable des affaires publiques internationales de l’entreprise fondée par Sam Altman, à l’agence Bloomberg.

OpenAI a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) que les trois compagnies sont en train de se pencher sur la création d’un organe de supervision des risques liés à l’émergence de cette technologie, au moment où se multiplient les appels à mieux contrôler ses dérives.

L’idée serait née d’une proposition de Demis Hassabis, président de Google DeepMind, qui avait déjà suggéré en juillet le lancement d’une entité similaire à l’Autorité américaine de régulation de l’industrie financière (FINRA), instance d’autorégulation du secteur financier. Cet organisme serait « chargé de surveiller l’IA, serait doté du pouvoir d’évaluer les modèles les plus avancés au monde et de coordonner un ralentissement du développement à l’échelle du secteur si les risques venaient à s’aggraver », précise le magazine spécialisé TechCrunch.

Mardi, lors de la conférence Dreamforce, organisée par l’entreprise de logiciels Salesforce à San Francisco, le PDG d’OpenAI, Sam Altman, a affirmé que, même si les inquiétudes face aux risques liés à l’IA étaient légitimes, « le monde devrait faire confiance aux acteurs du secteur de l’IA » pour développer cette technologie en toute sécurité, rapporte Axios.

« Nous n’avons pas besoin de nouvelles lois ou de réglementations », a déclaré de son côté Jensen Huang, le patron de Nvidia, qui participait lui aussi à l’événement.

Un « risque de violation du droit de la concurrence »

« Un petit groupe d’entreprises d’IA ne devrait pas définir, à lui seul, la politique en matière d’IA pour le reste du monde », a réagi mardi, Aidan Gomez, patron du Canadien Cohere – qui met au point sa propre IA –, dans un entretien accordé à la chaîne CNBC. « Il y a énormément de parties prenantes qui doivent être consultées », a-t-il insisté.

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