mercredi, septembre 16

Selon le communiqué des autorités libyennes, les agents de sécurité ont agi à la suite d’un renseignement selon lequel un gang prévoyait d’acheminer de la drogue par voie maritime. Ils ont suivi la cargaison jusqu’à son arrivée avant d’intercepter le chargement. Les pilules étaient cachées à bord d’une camionnette.

L’opération a permis la saisie d’environ 100 000 comprimés d’ecstasy, plus connus en Libye sous le nom de « pilules hallucinogènes ». Les comprimés, en provenance d’un pays européen, sont arrivés dans un port libyen dont le nom n’a pas été dévoilé. Plusieurs suspects ont été déférés devant le parquet, selon les services de sécurité.

Le portrait de Mouammar Kadhafi sur ces pilules a-t-il été inspiré par ses propres déclarations ? Lors du soulèvement populaire de février 2011, le colonel Kadhafi avait accusé à plusieurs reprises, à la télévision publique, les jeunes manifestants d’être sous l’effet de « pilules hallucinogènes ». Depuis quelques années, une drogue surnommée « Kadhafi » circule par ailleurs en Afrique de l’Ouest. Peu chère, elle fait notamment des ravages chez les jeunes en Côte d’Ivoire.

La Libye, plaque tournante du trafic de drogues

En janvier dernier, un rapport du Bureau des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) signalait que la Libye était devenue une plaque tournante régionale majeure du transit des drogues de synthèse et d’autres stupéfiants. Ces drogues sont destinées aux consommateurs locaux, mais également à d’autres régions d’Afrique du Nord et du reste du continent.

Selon ce rapport, le trafic de drogue est favorisé par l’insécurité, les divisions et le chaos qui règnent en Libye depuis 2011. Une aubaine dont profitent les réseaux de trafiquants.

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