- En France, le diagnostic de la maladie d’Alzheimer gagne du terrain.
- Du 16 au 21 septembre 2026, La Fondation pour la Recherche Médicale lance sa 9e campagne de mobilisation nationale contre cette maladie invalidante.
- Maxime Molina, président du directoire de la Fondation pour la Recherche Médicale, détaille pour TF1info les principales avancées.
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Pertes de mémoire, de repères et difficulté à assumer son quotidien. La maladie d’Alzheimer frappe de plus en plus de Français. Elle touche désormais plus de 900.000 personnes, avec 225.000 nouveaux diagnostics enregistrés par an. La recherche progresse, rassure Maxime Molina, président du directoire de la Fondation pour la Recherche Médicale, interrogé par TF1info : « Les soutiens dès la phase aval permettent d’arriver à mieux comprendre les mécanismes ou d’ouvrir la voie à des traitements pour en guérir. Plein d’éléments avancent sur la compréhension génétique, les mécanismes des causes de la maladie, le diagnostic un peu plus tôt pour orienter les patients vers des essais cliniques et ralentir la progression de la pathologie. Sans la générosité des dons, nous n’y serions pas arrivés. »
Du 16 au 21 septembre 2026, la Fondation pour la Recherche Médicale lance sa 9e campagne de mobilisation nationale contre cette maladie invalidante. « Cette campagne est fondamentale pour ne jamais lâcher les fondements des projets à l’initiative des thérapies de demain »
, reprend son président. Depuis le lancement de cette campagne en 2018, la Fondation pour la Recherche Médicale a consacré 44 millions d’euros aux maladies neurodégénératives en soutenant 239 projets de recherche.
Le premier défi de la recherche reste d’améliorer la prise en charge du patient. Le diagnostic précoce permettrait d’inclure des personnes dès les premiers symptômes, voire avant leur apparition, à des essais cliniques. « La maladie peut se déclencher dix à quinze ans avant l’apparition des premiers symptômes et sans diagnostic clinique. Le diagnostic précoce pourrait aider à identifier des traitements capables de stopper ou retarder les mécanismes de la maladie avant des conséquences peut-être irréversibles sur le cerveau et d’empêcher ou de retarder les manifestations de la maladie »
, insiste Maxime Molina. Les chercheurs progressent notamment sur la mise au point de biomarqueurs sanguins. « La technologie existe déjà : des tests sanguins mesurant une protéine impliquée dans la maladie, p- tau 217, commencent à être validés au niveau européen. Ils permettent de faciliter l’accès à un diagnostic précis dès les premiers symptômes »
, décrit le responsable de la Fondation.
Mieux comprendre les mécanismes en jeu
La compréhension des mécanismes de la maladie avance. Les chercheurs savent que deux types de lésions dans le cerveau peuvent entraîner l’apparition de la maladie. Mais l’identification de ces processus reste incomplète et « constitue une voie de recherche prépondérante pour comprendre les causes de la maladie »
, reprend Maxime Molina. Les chercheurs explorent les pistes génétiques, infectieuses, vasculaires ou environnementales comme la pollution, le tabac, l’alcool ou certaines infections virales. Ils tentent également d’identifier des différences génétiques individuelles qui favorisent ou réduisent le risque de développer la maladie : « Les facteurs génétiques sont responsables de 60 à 80% du déclenchement de la maladie. Deux gènes entraînent un risque dix fois plus élevé de la développer »
, ajoute le président de la Fondation.
Les chercheurs développent de nouvelles approches thérapeutiques pour ralentir son évolution. « Ils pensent que la prise en charge de la maladie passera par une médecine personnalisée, avec l’emploi de cocktails thérapeutiques destinés à chaque patient selon ses caractéristiques individuelles et le stade d’évolution de sa pathologie. »
Des thérapies, administrées aux patients à un stade précoce, ralentiraient le déclin cognitif d’environ 30%, assure la Fondation dans un communiqué. Mais elle précise qu’elles ne figurent pas sur le marché européen : « La Haute Autorité de santé estime leurs bénéfices cliniques limités par rapport aux effets indésirables parfois importants. On ne peut pas les mettre à disposition des patients pour l’instant »
, temporise Maxime Molina.
« Soutenir toutes ces voies de recherche, c’est se donner les meilleures chances de vaincre un jour la maladie d’Alzheimer »
, promet le président de la Fondation. Pour les chercheurs, il reste plein d’enjeux à maîtriser. La Fondation aimerait notamment mettre l’accent sur les agents infectieux pouvant favoriser l’apparition de la maladie d’Alzheimer.
À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la maladie d’Alzheimer, le Groupe TF1 soutient la Fondation pour la Recherche Médicale. La maladie d’Alzheimer touche 900 000 personnes en France et il n’existe aujourd’hui aucun traitement pour la guérir. Alors pour un parent, un frère, une amie… Nous avons tous une bonne raison d’agir.
Pour faire un don de 10 euros : envoyez le mot AGIR ( A-G-I-R) par SMS au 92 300* ou rendez-vous sur le site de la Fondation pour la Recherche Médicale :
frm.org
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*10 € prélevés sur facture mobile. Liste des opérateurs disponible sur
frm.org
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