- Depuis le début des incendies en Gironde, le 22 juillet, un demi-millier de soldats du feu ont été accueillis et logés dans une salle des fêtes transformée en camp de base.
- Des kinés, ostéopathes et podologues se sont même proposés pour soulager les pompiers, dont les corps sont durement abîmés par la lutte contre les flammes.
- Une équipe du 13H de TF1 s’est rendue sur place.
Suivez la couverture complète
Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Plus d’une semaine que les incendies monstres ravagent la Gironde. Sur le terrain, les pompiers sont sursollicités, et les temps de repos sont rares. Mais au Porge, un lieu de vie s’est monté pour accueillir les soldats du feu. La salle des fêtes de la commune a été réquisitionnée et hommes et femmes bénévoles venus de tout le département se mobilisent pour nourrir les sapeurs-pompiers.
« On a des barres de céréales, des gâteaux, des brioches, du quatre-quarts, des Pom’Potes à foison »
, énumère dans la vidéo visible en tête de cet article une Girondine qui participe avec ses collègues à la distribution de 1.000 repas par jour, permis grâce aux dons alimentaires. « Ça permet de nous redonner un peu de baume au cœur et de la motivation »
, explique le sergent-chef Vivien Boussard (SDIS 88) au micro d’une équipe du 13H de TF1, alors que ses traits et ceux de ses camarades accusent le coup du manque de sommeil.
Pour dormir, les pompiers peuvent passer une nuit à la belle étoile ou bien accepter de sommeiller dans un gymnase ou dans une salle de classe, où la promiscuité est de mise. De quoi permettre un repos en bon et due forme ? « Quand on est fatigué, oui, sans problème
« , affirme sans hésiter le lieutenant Jean-Paul Blasy, chef de groupe SDIS 67-68-88.
Des tables de kiné ont envahi la salle des fêtes
L’enchaînement des interventions finit toutefois par mettre les organismes des soldats du feu à rude épreuve. Pour les soulager, kinésithérapeutes, ostéopathes et podologues se sont spontanément mobilisés, transformant la salle des fêtes en centre de soins de fortune. Une évidence pour Louise Henrard, kinésithérapeute au Porge, qui n’a pas hésité un instant à prêter main-forte, alors même que son propre cabinet venait d’échapper de peu aux flammes. « Le feu s’est arrêté à 20 mètres. Donc ce qu’il y a encore debout, c’est grâce aux pompiers. Je ne les remercierai jamais assez. Donc si je peux faire quelque chose pour eux, c’est avec plaisir »
, explique-t-elle alors en plein exercice sur un sapeur-pompier.
Plusieurs hommes en rouge et noir s’y pressent, à l’image du lieutenant Ludovic Klopfenstein (SDIS 67), qui y voit des bénéfices physiques et moraux. « Ça fait du bien à l’esprit aussi parce qu’on voit qu’on est là pour les gens, et les gens sont là pour nous »
, reconnaît-il.
Sur ce camp de base du Porge, 500 pompiers ont été accueillis, logés et nourris depuis le début des incendies dans le département de la Gironde, le 22 juillet.




