- L’épisode de chaleur précoce qui touche la France est « durable », prévient Météo-France, avec des températures déjà supérieures à 30 degrés partout sur le territoire.
- Pour faire face, les agriculteurs redoublent d’astuces pour protéger leurs cultures ou leurs bêtes.
- Une équipe du 20H s’est rendue dans le Finistère, alors que le département sera en vigilance jaune canicule dimanche.
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Météo : un épisode de chaleur précoce avant l’été
Aux fortes chaleurs, les grands remèdes. Pas question ainsi pour Julien Hindré, gérant de la ferme de Ju à Plouzané, dans le Finistère, de laisser ses vaches sous le soleil brûlant ce week-end, alors que les températures devraient aisément dépasser les 30 degrés (nouvelle fenêtre) dimanche. Solution qu’il a trouvée : ses bêtes ne vont pas manger de l’herbe dehors, mais à l’ombre, dans l’étable.
« Si elles sont dehors, elles sont au soleil, elles transpirent, elles s’essoufflent, elles mangent moins. Donc en mangeant moins, elles produisent moins au final. C’est une rentabilité qui baisse. Donc c’est pour leur santé »
, explique-t-il.
Autre moyen de faire face à la chaleur : activer le brumisateur, chose rare dès le mois de mai (nouvelle fenêtre), comme on peut le voir dans le reportage visible en tête d’article. « Ça rafraîchit, ça refroidit, (…) ça va tourner à fond. Ce week-end, c’est des chaleurs de juillet qu’on a, on n’est pas habitués à ça. »
Perte de production
Et les éleveurs ne sont pas les seuls concernés. Sandrine, agricultrice finistérienne que les équipes du 20H ont rencontrée, se réveille désormais plus tôt pour s’occuper de ses cochons et s’assurer que la mare dans laquelle ils s’hydratent soit bien remplie. « D’habitude, je ne passe qu’une seule fois. Et là, je vais passer deux fois. Une fois ce matin et une fois ce soir »
, assure-t-elle.
Sa serre est également affectée par les fortes chaleurs (nouvelle fenêtre), alors qu’elle dépasse les 30 degrés à 10h. Selon elle, il « est essentiel d’arroser le matin parce que sinon, avec les grandes chaleurs, la terre va sécher, ça va brûler les racines ».
Et d’aérer l’ensemble à l’aide d’un mécanisme qui permet de relever les bâches qui l’entourent.
Mais avec plus de 10 degrés au-dessus des moyennes de saison, ses jeunes pousses de concombre souffrent malgré tout de la chaleur, au point de provoquer des pertes. « C’est la période entre fin avril jusqu’à juin où il ne faut vraiment pas rater notre culture parce que sinon, on n’a pas de revenus, il faut dire clairement les choses »
, martèle la maraîchère.
Le Finistère a d’ores et déjà été placé en vigilance jaune canicule à partir de ce dimanche midi. Une première pour un mois de mai.




