- À Montpellier (Hérault), Wim Schuyten a défendu son commerce face aux pilleurs, samedi 19 octobre.
- Des images le montrant en train de tenir tête aux casseurs circulent sur les réseaux sociaux.
- Pour LCI, il est revenu sur cet événement violent auquel il a fait face avec des proches.
Défendre son commerce, coûte que coûte. C’est ce qu’a essayé de faire Wim Schuyten, un commerçant de Montpellier (Hérault) dont la boutique a été prise pour cible par des pilleurs en marge de la mobilisation nationale du 17 octobre, comme le montrent des images publiées sur les réseaux sociaux.
Accompagné de son père, de son frère et d’un collègue, le cogérant de la boutique Dewachter a raconté pour LCI cet incident violent qui lui aura valu cinq points de suture au niveau du crâne. « Mon frère et mon père ont tenu la porte centrale et j’allais de gauche à droite dans les vitrines à côté pour pouvoir les empêcher de rentrer et leur taper sur les doigts parce qu’ils essayaient d’ouvrir les grilles métalliques
« , a-t-il ainsi détaillé.
Si les grilles ont fini par céder, le jeune homme et ses proches sont parvenus à repousser les personnes ayant réussi à pénétrer dans l’établissement. Face aux appels à mobilisation pour le 24 octobre, Wim Schuyten précise avoir vidé « l’entièreté
» de sa boutique en prévision.
À noter qu’il était pour lui inenvisageable de laisser le magasin se faire piller : « Ça fait cinq générations qu’on se le transmet de père en fils à Montpellier, c’était impossible (de l’abandonner)
. » Il appelle par ailleurs le gouvernement à réagir. « Chaque fois qu’il y a un événement politique marquant, on est obligés de prendre les devants en tant que petits commerçants pour pouvoir se défendre
« , a-t-il conclu.

