- Donald Trump a pris ce week-end une décision qui aura des effets majeurs pour nous, Européens.
- Il a demandé à Anthropic, géant de l’intelligence artificielle, de suspendre l’accès à ses modèles les plus performants.
- Le spécialiste économie de TF1, François Lenglet, livre sa mise au point sur le plateau du 20H.
En quoi cette décision constitue-t-elle un séisme ? C’est une décision qui va faire date pour au moins trois raisons. Un, si l’administration Trump bloque la diffusion de ce système, c’est parce que ces logiciels, beaucoup plus puissants que le cerveau humain, peuvent désormais travailler des heures de façon autonome et qu’on redoute qu’ils ne soient utilisés à des fins hostiles. Un peu comme l’arme nucléaire après la Seconde Guerre mondiale, dont la diffusion avait été restreinte.
Deux, il s’agit d’un avertissement aux entreprises technologiques. C’est l’État qui garde le pouvoir ultime. On ne laissera jouer Elon Musk avec ses plus de 1000 milliards de fortunes personnelles que si cela sert les intérêts américains dans la guerre des empires. Washington réfléchirait même à prendre d’autorité des participations au capital des entreprises innovantes. Une incroyable nationalisation de la Silicon Valley.
Trois, l’Europe découvre qu’elle peut se voir privée de technologie sur simple décret de la Maison Blanche. De l’IA, mais aussi de l’accès aux satellites, aux réseaux de paiements internationaux et même à Internet. Nous avons redécouvert ce week-end que la souveraineté européenne, c’est une farce. Parce que l’Amérique a la main sur un détroit d’Ormuz numérique encore plus stratégique que celui qui achemine le pétrole.




