samedi, mai 2

Trois employés de Banque et un membre de la police militaire, dont l’identité est protégée, ont été entendus par la Haute Cour d’Abuja. Le témoin militaire en particulier, a évoqué une enquête ayant permis d’établir des liens entre les accusés et le colonel Mohammed Alhassan Ma’aji considéré comme le cerveau de ce complot présumé, impliquant des civils, des militaires en activité et à la retraite, ainsi que l’ancien gouverneur de l’État de Bayelsa, Timipre Sylva aujourd’hui en fuite.

Une perquisition au domicile du colonel Ma’aji a notamment permis de retrouver un carnet de notes, contenant « des plans opérationnels, les noms et fonctions de hauts responsables du régime en place, ainsi que ceux des officiers chargés de les assassiner » selon ce témoin.

Des liens financiers entre les accusés auraient également pu être établis, avec des transferts d’argent par le biais d’une société écran créée spécialement pour assurer le financement de ce projet de coup d’État présumé.

Les prochaines audiences dans ce volet de l’affaire auront lieu les 4 et 5 mai 2026. Puis le 8 mai, ce sont 36 militaires qui comparaitront, cette fois devant une cour martiale. Exactement, le principal accusé, le colonel Mohammed Alhassan Ma’aji et d’autres soldats en service au moment des faits, comparaitront devant une cour de justice gérée par l’armée.

Ces audiences auront lieu à huis clos, ce qui provoque quelques inquiétudes sur la transparence de cette procédure. Le parquet les accuse d’avoir conspiré « entre eux pour faire la guerre contre l’État afin d’intimider le président de la République fédérale ». Lors d’une première comparution la semaine dernière, ils ont tous plaidé « non coupable » des 13 chefs d’accusation retenus contre eux.

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