- La candidate du RN à l’élection présidentielle maintient ce samedi sa « confiance » à Jordan Bardella, accusé par Mediapart d’écrits antisémites qu’il dément.
- « J’ai totalement confiance en Jordan », a fait savoir Marine Le Pen à « La Tribune dimanche ».
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Elle maintient son soutien. La candidate du Rassemblement national à la présidentielle, Marine Le Pen, a dit ce samedi 3 octobre maintenir « totalement »
sa « confiance »
à Jordan Bardella, accusé par Mediapart d’avoir écrit des messages antisémites en 2013, ce que le patron du parti dément. « J’ai totalement confiance en Jordan »
, a-t-elle fait savoir à La Tribune Dimanche
dans une courte déclaration. Il s’agit de la première réaction publique de la députée, deux jours après que Mediapart, à l’origine de ces révélations, a publié des éléments d’authentification de ces écrits.
Le journal en ligne avait dans un premier temps publié lundi des captures d’écran de messages datant de 2013, qu’il attribue à Jordan Bardella, alors jeune militant du parti. « Les banques sont toutes détenues par des Juifs »
, « Le juif doit dominé (sic) les autres peuples, les écraser et les voler, un sioniste est forcément juif, et en profondeur »
, aurait notamment écrit sur la plateforme Messenger Jordan Bardella, qui conteste « formellement »
être l’auteur de ces messages.
Marine Le Pen s’était alors affichée immédiatement en soutien de son dauphin, dénonçant une « barbouzerie »,
et promettant de « démonter »
ces « manipulations bien lourdes et bien crasseuses »
. Elle avait même suggéré à Mediapart « d’enfiler son costard en kevlar »
, la matière dont sont fabriqués les gilets pare-balles. Mais elle s’est montrée moins diligente après la deuxième salve tirée par Mediapart jeudi soir. Le journal en ligne s’appuie notamment sur l’extraction de ces messages par Meta, maison-mère de Facebook, sous contrôle d’huissier.
Un duo en difficulté ?
Cette affaire vient percuter la campagne présidentielle du parti à la flamme, dont la candidate est donnée largement favorite du premier tour par tous les sondages. Marine Le Pen avait fait de Jordan Bardella son remplaçant en cas d’empêchement par la justice, et sinon, son Premier ministre putatif en cas de victoire à la présidentielle.
Mais ce ticket a semblé aussi être traversé de tensions ces dernières semaines, notamment après la confirmation le 7 juillet dernier de la possibilité pour Marine Le Pen d’être candidate à l’élection. Des dissonances plus ou moins marquées sont également apparues sur des sujets de fond comme celui des retraites ou l’interdiction du port du voile dans l’espace public.
La rédaction de TF1info avec AFP



