samedi, octobre 3

  • Les députés ont débuté l’examen de la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles.
  • Vendredi, pour dénoncer la « victimisation secondaire », la députée LR Emilie Bonnivard a pris en exemple son propre cas.
  • « Il y a un an, j’ai déposé plainte contre un homme qui voulait me violer, me sodomiser et m’étrangler », « et aujourd’hui, le tribunal a rendu son jugement, ce soir (…) ce monsieur a été relaxé », a-t-elle déclaré.

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Un exemple parlant. C’est ce qu’a souhaité apporter à ses collègues la députée LR Emilie Bonnivard, vendredi 2 octobre à l’Assemblée nationale, à l’occasion de débats sur la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. L’élue de Savoie a dénoncé une décision du tribunal correctionnel de Chambéry dans un dossier où elle était victime. Souhaitant illustrer ce que l’on appelle la « victimisation secondaire », c’est-à-dire le préjudice subi par une victime du fait de la réponse défaillante ou maltraitante que lui apporte le système judiciaire, elle a donné en exemple sa propre histoire.

« Il y a un an, j’ai déposé plainte contre un homme qui voulait me violer, me sodomiser et m’étrangler. Voilà. De même que mes collaboratrices. Et aujourd’hui, le tribunal a rendu son jugement, ce soir (…) ce monsieur a été relaxé de ce qu’il nous a fait à mes collaboratrices et à moi », a témoigné Emilie Bonnivard, la voix étranglée.

Quand une décision de justice n’est pas à la hauteur, eh bien, c’est d’une violence incroyable

Emilie Bonnivard

« Pendant des mois, on a reçu des menaces de mort, de viol. J’ai même eu un bouton d’urgence de la préfète avec le gendarme qui faisait des tournées autour de ma permanence. Il a appelé en pleine nuit ma collaboratrice (…) en lui disant qu’il allait l’égorger », a-t-elle poursuivi, précisant sa volonté de faire appel. « En termes de victimisation secondaire, vous voyez, quand une décision de justice n’est pas à la hauteur, eh bien, c’est d’une violence incroyable. (…) Il faut vraiment, vraiment, vraiment, vraiment cette loi maintenant, et que nos juges soient formés, formés, formés, formés », a-t-elle conclu.

Selon Le Dauphiné, un homme de 62 ans a été condamné vendredi à trois ans de prison dont un avec sursis, après avoir « menacé de mort ou de viol le juge aux affaires familiales de Chambéry, une avocate, la déléguée du défenseur des droits, des médecins, ou encore la députée Émilie Bonnivard ». Le tribunal a en revanche « relaxé le prévenu d’une partie des faits, les infractions n’étant pas assez caractérisées », notamment s’agissant « des menaces concernant la députée », selon le quotidien régional.

Les députés ont commencé jeudi l’examen de la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, des débats au cours desquels s’est invitée à plusieurs reprises l’histoire personnelle douloureuse des élus.

La rédaction de TF1info avec AFP

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