Le communiqué de l’Alliance des États du Sahel (AES), publié lundi 27 avril, dénonce « un complot soutenu par des ennemis » après les attaques menées au Mali par les jiihadistes du Jnim et la rébellion touareg du FLA. Mais le Niger et le Burkina Faso n’annoncent pas d’action concrète. La charte du Liptako Gourma, qui a créé l’AES en 2023, prévoit pourtant un devoir d’assistance et de secours entre les trois alliés en cas d’atteinte à la souveraineté et à l’intégrité du territoire de l’un d’eux.
Il y a plus d’un an, Niamey, Ouagadougou et Bamako avaient annoncé la création d’une force unifiée de l’AES pour lutter contre le terrorisme, avec un effectif prévu de 5 000 hommes. Son poste de commandement se trouve à Niamey, sur la base aérienne 101 au niveau de l’aéroport, qui abritait la force Barkhane avant le départ des soldats francais. Cette force a déjà été mise en oeuvre, mais dans les zones frontalières.
Selon Jean-Hervé Jézéquel, directeur du projet Sahel à l’International Crisis Group, les combats urbains qui ont eu lieu au Mali rendent difficile l’utilisation de vecteurs aériens par ses alliés. Le Niger et le Burkina Faso peuvent aussi être hésitants à se départir de leurs forces, alors qu’eux-mêmes sont confrontés à la menace terroriste.
À lire aussiEN DIRECT – Mali: les paramilitaires de l’Africa Corps officialisent leur départ de la ville de Kidal











