- C’est une artère commerçante évocatrice dans le monde entier.
- Pourtant, Oxford Street était sur le « déclin » depuis des années.
- Le maire de Londres a choisi de la piétonniser pour la redynamiser.
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Le maire de Londres, Sadiq Khan, portait ce projet depuis le début de son premier mandat il y a 10 ans. Oxford Street fait enfin place aux piétons : depuis ce lundi 26 octobre, un tronçon d’environ un kilomètre de la célèbre artère commerçante londonienne est fermé à la circulation, désormais privée de bus rouges à impériale, de taxis noirs et même de vélos. Un choix motivé par un souci de sécurité pour les piétons, mais aussi par le « déclin »
de cette rue mythique.
« Déclin »
« C’est une journée mémorable pour Oxford Street, mais aussi pour Londres »
, a déclaré le maire de la capitale britannique, en inaugurant le nouveau tronçon deux mois avant Noël, période où les piétons s’y bousculent traditionnellement sur les trottoirs pour faire les magasins et profiter des illuminations légendaires. « Cela signifie plus d’espace, plus de sécurité »
, a-t-il déclaré, se disant convaincu que la piétonnisation permettrait de redynamiser l’artère, confrontée à des décennies de « déclin »
.
Oxford Street, qui traverse Londres d’est en ouest sur 2,5 km, est l’une des artères commerçantes les plus fréquentées au monde avec environ un demi-million de visiteurs par jour et quelque 3,1 milliards de livres [3,7 milliards d’euros] dépensés dans ses magasins chaque année.
« Il est vraiment important de reconnaître les difficultés auxquelles elle est confrontée »
, a souligné Sadiq Khan, évoquant la concurrence des achats en ligne et des centres commerciaux en périphérie. La piétonnisation pourrait être à terme étendue à toute la rue, en fonction du succès de cette première phase.
Concrètement, la zone piétonne s’étend entre Orchard Street et Great Portland Street. Les livraisons restent autorisées entre minuit et 7h, tandis que les services d’urgence conservent leur accès. Une cinquantaine d’arbres, des bancs et des tables doivent également être installés, les travaux devant débuter début 2027, après les fêtes, a précisé Sadiq Khan, qui défend ce projet depuis son premier mandat, en 2016.
Interrogé sur les craintes que suscite le projet, notamment parmi les chauffeurs de taxis, il estime au contraire que la piétonnisation va dynamiser l’activité commerciale. « Les éléments dont nous disposons montrent que la piétonnisation des rues augmente leur fréquentation »
, a-t-il assuré, ajoutant que les visiteurs avaient tendance à rester plus longtemps et à dépenser plus d’argent. D’autres encore redoutent un report de la circulation vers les rues voisines, parfois étroites.

