“Toute attaque contre des pétroliers et navires commerciaux iraniens entraînera une lourde riposte contre l’un des bases américaines régionales ainsi que contre les navires ennemis”, ont averti les Gardiens de la Révolution dans un communiqué signalé par l’AFP et relayé par la presse internationale, comme Le Devoir ou The Guardian. Cette déclaration officielle arrive en réponse à l’attaque par un avion de chasse américain de deux pétroliers battant pavillon iranien le vendredi 8 mai. Ces navires, aujourd’hui hors service, étaient accusés par Washington de tenter de braver le blocage des ports iraniens, imposé depuis le 13 avril. L’Iran dénonce une nouvelle violation du cessez-le-feu en vigueur depuis un mois.
Si “le 5 mai, le président Trump avait suspendu la mission Freedom de la marine américaine visant à escorter les navires bloqués dans le détroit d’Ormuz”, il avait annoncé maintenir le blocus américain des ports iraniens, rappelle Al Jazeera.
Le détroit d’Ormuz. COURRIER INTERNATIONAL
Par ailleurs, d’après le média qatari, qui cite une dépêche de l’agence de presse iranienne Tasnim parue dimanche 10 mai, un porte-parole de l’armée iranienne a menacé de “difficultés à traverser le détroit d’Ormouz” tous les pays qui appliqueraient les sanctions américaines contre Téhéran.
Médiation
Ce dimanche 10 mai, Al Jazeera annonce aussi la traversée du détroit d’Ormuz par un méthanier exploité par une société qatarie, “le premier passage de ce type depuis le début de la guerre”. Les données de navigation du navire indique qu’il est parti d’un port qatari, puis que ses signaux ont été déconnectés ensuite pendant 14 heures, au moment où il était dans le détroit.
Pendant ce temps, les tentatives diplomatiques pour mettre fin à la guerre commencée le 28 février dernier et rétablir le trafic dans le détroit d’Ormuz se poursuivent, notamment par l’intermédiaire d’une médiation du Pakistan. Les Etats-Unis ont d’ailleurs transmis une nouvelle proposition d’un plan en quatorze points en début de semaine.
Si un accord devait être signé, cette voie maritime essentielle au commerce maritime mondiale devrait réouvrir dans les 30 jours. Puis des discussions plus larges seraient amorcées sur le nucléaire iranien : “l’Iran devrait s’engager à ne pas développer d’arme nucléaire et à suspendre tout enrichissement d’uranium pendant au moins 12 ans”, résume Al Jazeera, en contrepartie “les États-Unis lèveraient progressivement les sanctions et débloqueraient des milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés”.
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