- Israël assure que l’Iran peut directement menacer l’Europe avec ses missiles balistiques.
- Sur LCI, le général François Chauvancy doute sérieusement de cette possibilité.
« Berlin, Paris et Rome se trouvent toutes dans la zone de menace directe
. » C’est ce qu’a déclaré le chef d’état-major de Tsahal, Eyal Zamir, dans une allocution à la suite de la tentative des Iraniens de détruire la base américano-britannique de Diego Garcia. Il y fait notamment référence à la portée plus grande que prévue des missiles iraniens.
« C’est une manière de nous concerner directement
« , réagit sur LCI le général François Chauvancy, dans une séquence à retrouver dans la vidéo en tête de cet article. « On est bien dans une dramatisation de la situation et aussi peut-être dans une recherche de nouveaux alliés dans ce conflit.
«
Les deux missiles lancés par l’Iran n’ont pas atteint leur cible. Le premier se serait abîmé en mer, tandis que le second aurait été intercepté par l’armée américaine. « C’est quand même très flou. On nous informe qu’un missile peut maintenant atteindre plus de 4.000 kilomètres, qu’il aurait été ou a été détruit à une certaine distance mais on ne sait pas où exactement
« , soulève le général François Chauvancy.
Selon lui, agiter cette crainte d’une attaque iranienne sur l’Europe ne date pas d’hier. « Dans les années 80, la défense antimissile européenne avait pour vocation non pas de s’opposer à des missiles russes, mais des missiles iraniens qui pourraient toucher l’Europe. C’était une manière de mettre en place les bases. La crainte [qu’un missile iranien touche l’Europe] a toujours existé. Cependant la menace n’a jamais été prouvée
« , conclut-il.











