- Après « Le Bazar de la Charité » et « Les Combattantes », TF1 donne ce lundi le coup d’envoi de « L’Été 36 », sa nouvelle fresque historique.
- La fiction nous plonge dans la Riviera des années 1930 aux côtés de quatre femmes qui vont voir leur destin basculer alors que la France découvre les premiers congés payés.
- Des costumes aux décors, la production a effectué un travail bluffant de reconstitution historique.
C’est une série très attendue. Après Le Bazar de la charité
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qui se déroulait à la fin du XIXe siècle, et Les Combattantes
(nouvelle fenêtre)qui avait pour toile de fond la Première Guerre mondiale, TF1 diffuse ce lundi L’Été 36
(nouvelle fenêtre), sa nouvelle fiction historique, disponible également en streaming sur TF1+ (nouvelle fenêtre). Emmenée par Julie de Bona (nouvelle fenêtre), Sofia Essaïdi (nouvelle fenêtre), Nolwenn Leroy (nouvelle fenêtre) et Constance Gay (nouvelle fenêtre), elle nous plonge dans les années 1930 sur la Côte d’Azur alors que la France découvre les premiers congés payés.
Si la classe ouvrière profite pour la première fois des bienfaits de la mer et du soleil, la bourgeoisie en villégiature habituée à ses privilèges voit d’un mauvais œil cette nouvelle population débarquer. C’est dans cette effervescence que quatre femmes issues de milieux différents vont se retrouver mêlées à un meurtre dans le très chic hôtel Riviera…
Nous avons tourné dans 4 lieux différents entre Paris et Nice
Nous avons tourné dans 4 lieux différents entre Paris et Nice
Quentin Prevost, chef décorateur
Dotée d’un budget de 17 millions d’euros, la fiction de six épisodes a bénéficié d’une reconstitution minutieuse et très ambitieuse. Pour reconstituer le faste de l’époque lors des 65 jours de tournage (20 à Nice, 9 à Grasse et 36 en région parisienne), l’équipe composée de 200 personnes a jonglé avec 74 décors, 1.500 costumes, 1.700 figurants et 49 rôles.
L’hôtel Riviera, où se déroule une grande partie de l’action, a été recréé. « Nous avons tourné dans quatre lieux différents entre Paris et Nice. S’y retrouver relevait parfois du jeu de piste ! »
, admet Quentin Prevost, le chef décorateur dans le dossier de présentation de la série. Dans les studios de Bry-sur-Marne, cinq suites royales ont été reconstituées dans une même pièce avec des murs interchangeables. À l’image d’un décor de théâtre, la décoration – mobilier, papier peint, rideaux et accessoires – était modifiée en fonction des scènes.
Une plage de l’époque totalement recréée
« Dans le fond se trouvait une fosse avec une immense photo de la vue sur mer et donnant sur la promenade des Anglais. Nous pouvions la baisser ou la remonter pour donner l’impression de passer d’une suite du 2ᵉ étage à une autre au 4ᵉ ! « ,
précise Quentin Prevost. Pour le hall du palace, l’équipe a réquisitionné l’hôtel du Collectionneur situé dans le 8ᵉ arrondissement de Paris dont l’architecture est largement inspirée des années 1930.
Les scènes d’extérieur du palace ont quant à elles été tournées à la villa Masséna de Nice tandis que celles qui se déroulent au bar de l’hôtel ont pris place au célèbre hôtel Negresco qui possède un magnifique bar américain tout en bois. Quant à la plage elle a été recréée de toutes pièces en s’inspirant de celle de l’ancien hôtel Ruhl à quelques pas de la Promenade des Anglais, dans une zone excentrée. Le quartier populaire du Vieux Nice a été lui reconstitué à Grasse.
300 plans retravaillés numériquement

Afin d’effacer le mobilier urbain contemporain ou réintégrer des bâtiments disparus, 300 plans ont également été retravaillés numériquement, image par image. « Avec les professionnels des effets visuels, nous avons recréé tout le front de mer du Nice de l’époque. Impliqués très en amont, ils ont été des collaborateurs artistiques autant que techniques »,
poursuit Fred Garson, le réalisateur. « Je leur ai fourni beaucoup de références visuelles, des croquis et des planches d’architecture. Ils ont par exemple recréé en 3D presque à l’identique le casino sur l’eau qui a réellement existé »
, révèle-t-il.

Et pour sublimer le tout, les comédiens ont pu se glisser dans la peau de leur personnage grâce aux somptueux costumes imaginés par Valérie Adda. « Pour les bourgeois, j’ai utilisé des couleurs douces et très claires, beaucoup de pastels. Mon intention était d’inspirer un sentiment de sérénité et de stabilité. À l’inverse, j’ai privilégié pour les classes populaires toutes les teintes associées à la ville avec différentes nuances de gris, marron et noir, mais aussi des motifs très petits et des superpositions »,
détaille la créatrice des costumes. Pour les scènes de plage, elle a récupéré des maillots de bain d’époque et en a fait fabriquer certains sur mesure. Quant aux héroïnes, elles ont toutes un style bien particulier en lien avec leur personnalité et leur histoire.
« Il y a un côté vraiment ludique d’entrer dans une époque qu’on ne connaît pas. C’est toujours très joyeux d’avoir tous ces figurants, ces beaux décors et ces reconstitutions »
, a confié Sofia Essaïdi à TF1. « On rêve nous d’abord, les acteurs. J’adore regarder des projets d’époque et je me rends compte que j’adore les tourner aussi »
, sourit celle qui était déjà l’affiche des Combattantes
.











