La nouvelle a été annoncée vendredi 8 mai et a rapidement été relayée par de nombreux titres de la presse mondiale. “Les États-Unis ont imposé des sanctions à trois entreprises chinoises spécialisées dans les satellites commerciaux, car soupçonnées d’avoir apporté leur soutien à l’Iran”, rapporte depuis Londres le Financial Times, qui synthétise ainsi le contenu d’un communiqué de presse publié par le département d’État américain.
Les entreprises visées sont The Earth Eye, une entreprise spécialisée dans les communications par satellite, MizarVision, une société qui s’occupe de renseignement géospatial, et Chang Guang Satellite Technology, un groupe qui travaille dans l’imagerie satellite commerciale. Toutes trois accusées par Washington d’avoir aidé Téhéran en fournissant des images satellites utilisées à des fins militaires par les forces de la République islamique.
Mi-avril, déjà, le quotidien britannique avait révélé que l’Iran s’était procuré en secret un satellite espion chinois dans le but de cibler des bases américaines au Moyen-Orient. Le nom de l’entreprise The Earth Eye avait été alors cité, et désormais, quelques semaines plus tard, la Maison-Blanche a décidé de prendre des mesures.
Comme l’explique Bloomberg, depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, “les États-Unis ont cherché à restreindre l’accès aux images satellites commerciales, car celles-ci peuvent apporter des informations rapides utilisées pour des attaques militaires”.
“Le mois dernier, l’administration Trump a demandé aux fournisseurs de cette technologie de ne pas diffuser les images de certaines zones liées au conflit” poursuit le média new-yorkais. Problème : la Chine est devenue un géant dans le secteur, Pékin “gérant le plus grand programme d’imagerie commerciale en dehors des États-Unis”. De toute évidence, ses entreprises n’entendent pas se plier aux demandes de Washington, et ce constat ne s’applique pas qu’au secteur des images satellites.
Preuve en est, le département américain du Trésor a lui aussi annoncé le 8 mai des sanctions à l’encontre d’entreprises aidant Téhéran. Parmi celles-ci, note depuis Hong Kong le South China Morning Post, “figurent la société Yushita Shanghai International, accusée d’avoir aidé Téhéran à acheter des armes, ainsi qu’Hitex Insulation Ningbo, accusée d’avoir fourni plusieurs millions de dollars de matériaux utilisés par l’Iran dans la recherche sur les missiles balistiques et les essais de lancement”.
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