- Selon le Premier ministre britannique Andy Burnham, l’incident près de la base aérienne anglaise de Fairford, survenu fin septembre, était « presque certainement dirigé » par les Gardiens de la révolution islamique iraniens.
- Téhéran a rapidement nié ces accusations.
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Moyen-Orient : le bras de fer se poursuit entre l’Iran et les États-Unis
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Une opération téléguidée par Téhéran sur le sol anglais ? « Selon notre évaluation, il est hautement probable que
(l’incident survenu près de la base anglaise de Fairford (sud-ouest de l’Angleterre), le 27 septembre dernier) ait été coordonné depuis l’Iran, et presque certainement dirigé par le Corps des
gardiens de la révolution
islamique iranienne »
, a déclaré lundi 12 octobre Andy Burnham. « Nous ne tolérerons pas ces menaces sur notre sol. Nous réprimerons l’utilisation par l’Iran de réseaux criminels, en mobilisant l’ensemble de nos pouvoirs pour les cibler, eux et leurs circuits de financement »
, a martelé le Premier ministre, devant les députés britanniques.
En parallèle, le Royaume-Uni, les États-Unis et Vingt-Sept autres pays ont mis en garde l’Iran. « Toute tentative iranienne de menacer, réduire au silence, intimider, harceler, nuire ou contraindre quiconque sur nos territoires par l’intermédiaire de mandataires ou par tout autre moyen est inacceptable »
, ont indiqué ces 29 pays, dont la plupart des membres de l’Union européenne, dans un communiqué commun. « Nous avons déjà désigné le Corps des gardiens de la révolution islamique comme une menace pour la sécurité nationale et avons imposé des sanctions sévères à l’encontre des responsables des activités malveillantes de l’Iran »,
préviennent les signataires. Des « sanctions »
ont également été mises en place à l’encontre de « deux ressortissants iraniens pour leur rôle dans la facilitation ou l’engagement dans des activités hostiles au nom du régime iranien ».
L’Iran dément se trouver derrière cet incident
De son côté, « l’ambassadeur de l’Iran à Londres, Ali Moussavi, a de nouveau catégoriquement rejeté les accusations concernant le rôle de Téhéran dans l’incident de la base militaire de Fairford »
, rapporte l’agence de presse officielle Irna. « Il a demandé au gouvernement britannique, s’il disposait de preuves à l’appui de ses allégations, de les présenter »
, ajoute le média d’État.
Pour rappel, le 27 septembre dernier, la police était intervenue près de la base aérienne de Fairford, utilisée par les États-Unis pour « des opérations défensives »
dans sa guerre contre l’Iran, après le signalement aux services d’urgence de « trois véhicules suspects »
. Des dizaines de foyers avaient été évacués autour de l’installation.



