jeudi, août 13

Les revendications du Maroc ne datent pas d’hier, mais elles se font aujourd’hui dans un contexte particulier, au regard des événements d’il y a deux semaines, quand 70 000 personnes avaient tenté de franchir illégalement la frontière qui sépare l’enclave espagnole de Ceuta du territoire marocain.

Dans son intervention sur la chaîne Asharq News, le ministre marocain de la Justice, Abdellatif Ouahbi, se réfère à Ceuta et Melilla comme des « enclaves occupées », affirmant que la revendication de la souveraineté marocaine sur ces deux territoires n’est pas récente. Selon lui, le Maroc soulève « systématiquement » la question lors des négociations avec l’Espagne. « Ce sujet est toujours d’actualité. Nous tenons à notre territoire. Nous traitons ce dossier avec patience, l’objectif sur le long terme est de parvenir à une solution par le dialogue », a-t-il déclaré.

L’Espagne n’a pas tardé à réagir. Dans la journée, la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles, a tenu une conférence de presse. Questionnée par les journalistes sur les déclarations du ministre marocain de la Justice, elle a répondu : « Il faut dire très clairement que Ceuta et Melilla ne sont pas seulement espagnoles : elles sont espagnoles par excellence ! Et c’est précisément pour cette raison qu’elles sont intouchables ».

Sa position a été renforcée par le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares ayant tenté de mettre un terme au débat en affirmant que « l’intégrité territoriale de l’Espagne n’a jamais fait l’objet de discussion, et ne le sera jamais ».

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