dimanche, mai 17

  • La cantatrice britannique Felicity Lott est décédée vendredi à l’âge de 79 ans, a annoncé dimanche son agente.
  • Elle avait révélé quelques jours avant être atteinte d’un cancer en phase terminale, découvert un an plus tôt.
  • L’Opéra de Paris lui a rendu hommage, saluant une artiste qui « porta le répertoire français avec […] un amour sincère de la culture française ».

Elle considérait la France, où elle était très appréciée, comme son pays de cœur. La cantatrice britannique Felicity Lott, l’une des sopranos les plus estimées au Royaume-Uni, est décédée vendredi à l’âge de 79 ans, a indiqué dimanche 17 mai son agente dans un communiqué. L’artiste que l’on surnommait « Flotty » avait révélé lundi, dans un entretien accordé à la BBC, qu’elle était atteinte d’un cancer en phase terminale, découvert un an plus tôt.

Felicity Lott a vécu « sa maladie avec une grande dignité »

Dans une interview à l’hebdomadaire britannique The Observer (nouvelle fenêtre), publiée dimanche 10 mai, Felicity Lott affirmait être « tellement heureuse en ce moment » et ne pas vouloir « que l’on soit triste », parce qu’elle « [s’]amuse comme une folle ». « Je ne comprends pas, car je ne suis pas en bonne santé », avait-elle ajouté. Felicity Lott a vécu « sa maladie avec une grande dignité et une totale acceptation », et « est restée jusqu’au bout d’une élégance et d’un chic tout à fait caractéristiques », a déclaré son agente, Sue Spence.

Pendant ses quatre décennies de carrière, Felicity Lott s’est produite dans des opéras et salles de concert du monde entier, connue pour ses interprétations des œuvres de Richard Strauss, Jacques Offenbach ou Mozart. Née en 1947 à Cheltenham, dans l’ouest de l’Angleterre, cette mélomane avait débuté le piano à l’âge de cinq ans, puis le chant et le violon à 12 ans. Elle a par la suite étudié à la Royal Academy of Music et fait ses débuts à l’opéra en 1975, remplaçant au pied levé l’interprète de Pamina dans « La Flûte enchantée » de Mozart.

Celle qui se produisait régulièrement au grand festival de musique classique BBC Proms avait été anoblie par la reine Elizabeth II en 1996. Le Royal Ballet et l’Opéra de Londres ont salué « l’une des plus grandes sopranos de son époque, célébrée dans le monde entier pour la grâce (…) et la beauté pure de sa voix », qui avait conservé son « authenticité et une autodérision » toute britannique.

La cantatrice très liée à la France

La célèbre cantatrice, qui a également été décorée de la Légion d’honneur en France, était aussi très appréciée dans l’Hexagone. L’Opéra de Paris a tenu à rendre hommage sur X à celle qui « entretenait avec la France une relation profondément affective », après avoir passé un an comme assistante d’anglais dans un lycée près de Grenoble avant d’entrer à la Royal Academy. 

« C’est là qu’elle s’inscrit au Conservatoire de Grenoble et rencontre la professeure Elisabeth Maximović, qui décèle chez elle un talent rare et l’encourage à devenir chanteuse », peut-on lire dans le message publié par l’Opéra de Paris, qui a salué sa « carrière internationale exceptionnelle ».

« L’Opéra national de Paris eut le privilège de l’accueillir dès 1981 dans ‘Don Giovanni’, avant de la retrouver dans ‘Così fan tutte’, ‘Giulio Cesare’, ‘Capriccio’, ‘Le Chevalier à la rose’ ou encore ‘La Fille du régiment' », a poursuivi l’Opéra de Paris, avant d’ajouter : « Felicity Lott porta le répertoire français avec une diction incomparable, une sensibilité unique et un amour sincère de la culture française qui lui valurent, tout au long de sa carrière, l’admiration fidèle du public français. »

N.K avec AFP

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