- Un incendie s’est déclaré ce dimanche près de la centrale nucléaire de Barakah, aux Émirats arabes unis, après une frappe de drone.
- Les autorités ne rapportent aucun blessé, ni de hausse de la réactivité.
- L’incident survient alors que des monarchies du Golfe accusent l’Iran d’avoir mené des frappes de drone sur leur territoire.
Suivez la couverture complète
Moyen-Orient : le détroit d’Ormuz toujours au cœur des négociations
Une frappe de drone a provoqué un incendie près de la centrale nucléaire de Barakah, située à plus de 200 kilomètres à l’ouest d’Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, ont annoncé dimanche 17 mai les autorités locales. « Les autorités d’Abou Dhabi sont intervenues après un incendie survenu dans un générateur électrique situé à l’extérieur du périmètre intérieur de la centrale nucléaire de Barakah (…) à la suite d’une frappe de drone »
, a précisé dans un communiqué le service de presse du gouvernement local de la capitale des Émirats arabes unis. L’attaque n’a pas été revendiquée.
Émirats : frappe près d’une centrale nucléaireSource : TF1 Info
Aucun blessé signalé
« Aucun blessé n’a été signalé et aucun impact sur les niveaux de sûreté radiologique n’a été constaté »
, a ajouté cette source, sans préciser l’origine de l’attaque. « L’Autorité fédérale de régulation nucléaire (FANR) a confirmé que l’incendie n’avait pas affecté la sûreté de la centrale ni la disponibilité de ses systèmes essentiels, et que toutes les unités fonctionnent normalement »
, a-t-elle poursuivi.
L’incident est survenu alors que des monarchies du Golfe accusent l’Iran d’avoir mené des frappes de drones sur leur territoire malgré le cessez-le-feu annoncé le 8 avril, qui a mis fin aux hostilités déclenchées fin février entre la République islamique, Israël et les États-Unis.
Comme le rappelle ce dimanche la journaliste Élisa Cléac’h, envoyée spéciale de LCI au Qatar, Téhéran a menacé à de nombreuses reprises de frapper des infrastructures énergétiques dans les pays du Golfe. L’Iran a d’ailleurs accusé ces derniers d’avoir permis aux forces américaines d’utiliser leur territoire pour mener des attaques contre la République islamique.
Au début du mois, les Émirats avaient déjà imputé à Téhéran une frappe de drone contre une installation énergétique à Fujaïrah, dans l’est du pays, accusation démentie par l’Iran. Située à proximité des frontières saoudienne et qatarie, la centrale de Barakah se trouve plus près de Doha que des principaux centres urbains émiratis. Les Émirats arabes unis ont été le deuxième pays de la région, après l’Iran, à se doter d’une centrale nucléaire, et le premier dans le monde arabe.
« Les niveaux de radiation restent normaux »
Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a exprimé « sa profonde préoccupation »
dans un message publié sur X. « Toute activité militaire menaçant la sûreté nucléaire est inacceptable »
, a ajouté le chef de l’agence onusienne, précisant avoir été informé par les Émirats « que les niveaux de radiation à la centrale nucléaire de Barakah restent normaux et qu’aucun blessé n’a été signalé »
. L’AIEA a par ailleurs souligné que les « générateurs diesel d’urgence fournissent actuellement de l’électricité à l’unité 3 de la centrale ».
The IAEA has been informed by the UAE that radiation levels at the Barakah NPP remain normal and no injuries were reported after a drone strike this morning caused a fire in an electrical generator located outside the inner site perimeter of the NPP. Emergency diesel generators… pic.twitter.com/km2rg08Gvd — IAEA – International Atomic Energy Agency ⚛️ (@iaeaorg) May 17, 2026
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par une offensive israélo-américaine contre l’Iran, les Émirats ont été visés par plus de 2.800 missiles et drones, essuyant l’essentiel des représailles iraniennes parmi les monarchies du Golfe. La tension est encore montée cette semaine après des informations de la presse faisant état de frappes menées directement par les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite contre l’Iran pendant la guerre. Allégations rejetées « catégoriquement »
par les Émirats.




