- Le futur maire de Paris vendra-t-il le Parc des Princes au Paris Saint-Germain, qui souhaite récupérer les clés du stade pour réaliser des travaux d’agrandissement ?
- La majorité des candidats aux élections municipales sont pour.
- Un changement de doctrine, Anne Hidalgo ayant toujours refusé de céder aux dirigeants qataris du club sur cette question.
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Élections Municipales 2026
Est-ce le seul point sur lequel les principaux candidats à la mairie de Paris sont d’accord ? En plus du périphérique, du périscolaire ou de la propreté, l’avenir du Parc des Princes s’est imposé comme un sujet important de la campagne des élections municipales dans la capitale. Que fera le ou la futur(e) maire de l’enceinte sportive dont la ville de Paris est propriétaire, et que les dirigeants qataris veulent racheter pour mener des travaux d’agrandissement qu’ils jugent nécessaires à la croissance du club champion d’Europe ?
Anne Hidalgo ne souhaitait pas vendre le stade, pourtant condition sine qua non à la réalisation des travaux pour Nasser Al-Khelaïfi. Alors ce dernier avait évoqué un possible départ en dehors des murs de la capitale et la construction d’un nouveau stade à Massy (Essonne) ou Poissy (Yvelines).
La vente en contrepartie d’un « parc PSG » autour du stade, propose Dati
« Je ferai rester le PSG à Paris »
, promet Rachida Dati. « Je négocierai la vente du Parc des Princes au PSG en contrepartie de la création d’un village sportif et culturel ‘parc PSG’ autour du stade, en lien avec les associations sportives du secteur, pour que le club reste à Paris et que cela bénéficie aux Parisiens »
, lit-on dans le programme de la candidate LR soutenue par le MoDem. Son équipe estime à 100 millions d’euros les travaux de rénovation, une ardoise que la ville ne pourrait pas assumer seule selon elle.
Son principal adversaire, le candidat de la gauche unie hors LFI Emmanuel Grégoire, est lui aussi favorable à la cession du Parc des Princes, même s’il assumait la position inverse en 2024 lorsqu’il était le premier adjoint d’Anne Hidalgo. Il souhaite proposer « deux options »
au Conseil de Paris pour débloquer la situation : un bail de longue durée ou une vente mais qui serait strictement encadrée, la Ville conservant par exemple un « droit prioritaire de rachat »
en plus d’exiger une protection patrimoniale du bâti. Il porte aussi un projet de « Nouveau Parc des Princes »
, incluant la couverture partielle du périphérique pour créer un jardin et une zone commerciale proche du stade. Mais ses alliés écologistes ne sont pas d’accord et ont déjà prévenu qu’ils ne soutiendraient pas cette option.
Knafo veut consulter les Parisiens par référendum
Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons et Renaissance, a lui aussi changé d’avis et souhaite désormais la vente du stade. Dans une vidéo diffusée fin 2025 il indiquait qu’il « rouvrira les négociations »
pour que « le Parc des Princes reste la maison du PSG »
. Pour cela, il propose de céder le stade et l’emprise foncière « pour un milliard d’euros »
afin de racheter des places de parking souterraines gratuites pour en supprimer à la surface.
Sarah Knafo, cheffe de file Reconquête, est favorable à une vente qui passera d’abord par un référendum. Quant aux garanties « une fois la vente conclue »
, explique la députée européenne d’extrême droite à l’AFP, « la ville gardera toujours un contrôle sur les travaux qui pourront être faits dans le stade et ses abords »
.
En revanche, la candidate insoumise Sophia Chikirou ne soutient pas la vente du Parc des Princes. « On est contre la vente du patrimoine de la ville »
, assure le conseiller écologiste de la majorité sortante Émile Meunier, rallié à la liste LFI. « Si vous vendez le Parc des Princes, c’est one shot, après vous n’avez plus le contrôle »
, ajoute-t-il.
Redoutant une vente de « la France à la découpe aux monarchies du Golfe »
, le candidat du Rassemblement national Thierry Mariani propose de conserver le système de bail emphytéotique.
Un prix estimé entre « 100 et 300 millions d’euros »
Aujourd’hui, le Paris Saint-Germain dispose d’un bail emphytéotique (de très longue durée, ndlr) au Parc des Princes jusqu’en 2044. En 2023, il avait proposé 38 millions d’euros pour racheter l’enceinte, une offre jugée à l’époque « assez peu respectueuse du patrimoine de Paris »
, selon Pierre Rabadan, adjoint d’Anne Hidalgo en charge des sports, « qui fermait donc l’hypothèse d’une vente »
. Pierre Rondeau, économiste du sport, estime auprès de l’AFP entre « 100 et 300 millions d’euros »
le prix d’achat, soulignant la vétusté, la petite taille, mais aussi l’histoire et la position du stade au cœur de Paris.
Selon un récent sondage, 61% des Parisiens sont favorables au rachat du célèbre stade par le PSG.












