- Un homme a été interpellé, jeudi 30 avril, soupçonné d’avoir utilisé l’incinérateur du zoo d’Asahiyama où il travaillait pour faire disparaître le corps de sa femme.
- Si les causes de sa mort n’ont pas été révélées, celle-ci avait confié à des proches craindre pour sa vie.
Des aveux macabres. La police japonaise a arrêté, jeudi 30 avril, Tatsuya Suzuki, un homme soupçonné d’avoir incinéré la dépouille sans vie de sa femme dans le zoo où il travaillait, à Asahiyama, sur l’île d’Hokkaïdo, dans le nord du pays, à la suite de la découverte de restes humains.
Les causes du décès de Yui Suzuki, son épouse âgée de 33 ans, n’ont pas été révélées par les forces de l’ordre. Mais, de son vivant, la jeune femme avait confié avec inquiétude à des proches que son mari la menaçait de la « brûler jusqu’à ce qu’il ne reste plus aucune trace »
d’elle, a rapporté la chaîne publique NHK (nouvelle fenêtre), citant des sources proches de l’enquête.
Tatsuya Suzuki a été interpellé, les forces de l’ordre le soupçonnant d’avoir « transporté le corps vers un site touristique » et
de « l’avoir détruit par incinération sur place »
, a précisé à l’AFP un responsable de la police locale.
Le corps a brûlé « plusieurs heures »
Lors d’une audition libre réalisée précédemment, il avait reconnu avoir utilisé l’incinérateur du zoo – destiné à l’élimination des déchets et des animaux morts – pour brûler le corps « pendant plusieurs heures »
, toujours selon ces médias. Ses aveux ont conduit la police à fouiller l’incinérateur à la recherche de ses restes, dont la découverte partielle a ouvert la voie à son arrestation.
Cette affaire macabre a contraint le zoo d’Asahiyama, une attraction touristique très fréquentée mais fermée depuis début mars pour des travaux de maintenance avant l’été, à repousser sa réouverture prévue mercredi 29 avril. Le zoo a finalement rouvert au public vendredi 1ᵉʳ mai. Les responsables se sont inclinés devant les visiteurs pour s’excuser de la gêne occasionnée. « Le zoo traverse actuellement une situation extrêmement difficile »
, a déclaré à NHK Hirosuke Imazu, le maire de la ville d’Asahikawa.




