- Dans la nuit de lundi à mardi, 13 singes ont été dérobés du zoo de Lescar, dans les Hautes-Pyrénées, dont certains appartenant à une espèce en danger d’extinction.
- Onze des treize animaux ont finalement été retrouvés et plusieurs personnes ont été interpellées.
- Marqués par cette épreuve, les singes sont malgré tout « en bonne santé », selon le parc animalier, qui assure « tout » faire pour retrouver les deux derniers primates disparus.
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Après de longs jours d’angoisse, l’heure est désormais au soulagement pour le parc et ses visiteurs. La « quasi-totalité »
des singes volés en début de semaine dans un zoo des Pyrénées-Atlantiques, dont certains appartenant à une espèce en danger d’extinction, ont été retrouvés et plusieurs personnes interpellées par les gendarmes à Tarbes (Hautes-Pyrénées), ont indiqué ce vendredi 30 octobre une source proche de l’enquête et la direction du zoo.
Au total, onze des treize singes dérobés ont été retrouvés, a précisé cette source proche de l’enquête à l’AFP. Un quatorzième singe initialement porté disparu avait été découvert caché dans le parc quelques heures après les faits. Ces ouistitis et tamarins pinchés, une espèce en danger critique d’extinction selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), avaient disparu dans la nuit de lundi à mardi (nouvelle fenêtre) du zoo de Lescar, près de Pau.
La piste des « détenteurs » remontée grâce au système de sécurité du parc
Selon son directeur Guillaume Darzacq, les singes volés représentaient « des familles entières, avec des jeunes »
, soit « une petite fortune sur le marché noir »
. «
Les voleurs ont cassé des portes au burin
(nouvelle fenêtre) et cassé des fenêtres anti-intrusion au pied de biche. Mais le parc possède des alarmes, un grand réseau de vidéosurveillance, et des gens sur place la nuit »
, a souligné le zoo vendredi sur sa page Facebook.
« C’est en se basant sur ce système que ça a pu aller si vite et remonter jusqu’aux détenteurs »
, a-t-il ajouté, se félicitant que les singes aient pu être « retrouvés par la gendarmerie en quasi-totalité »
. « Venez les voir, ils sont un peu traumatisés, mais en bonne santé »
, a lancé le parc, assurant par ailleurs « fai(re) tout pour que les derniers (singes volés, ndlr) reviennent très, très vite »
. Au passage, il a également souligné que « absolument aucun membre de l’équipe n’est incriminé »
: « le parc est ouvert au public, c’est comme ça que le repérage (pour le vol) a eu lieu »
, a-t-il assuré.
Le petit parc animalier-refuge accueille 300 animaux dont plus de la moitié sont des animaux recueillis après des maltraitances ou issus de trafics. Après le vol, le propriétaire redoutait que les singes (nouvelle fenêtre), « qu’on avait sortis de cages dégueulasses, dans des trafics »
, soient amenés à « malheureusement y retourner »
… Un scénario finalement écarté pour la majorité d’entre eux, par chance, mais « tous les ans,
des parcs sont victimes de vols
(nouvelle fenêtre), en France et dans le monde, bien souvent les animaux ne sont pas retrouvés »
, a toutefois souligné le zoo sur Facebook.
Mardi, le parquet de Pau avait ouvert une enquête, avant de se dessaisir au profit du pôle régional environnemental du parquet de Bayonne. Selon la source proche de l’enquête, les personnes interpellées n’appartiennent « pas à une filière »
de trafic d’animaux déjà identifiée.
Le trafic d’espèces protégées concerne plus de 4.000 espèces animales et végétales dans plus de 160 pays, selon un rapport du Sénat. Il recouvre notamment le commerce illégal d’animaux vivants ou morts, de parties animales comme l’ivoire ou les écailles, ainsi que de végétaux protégés. Des saisies records ont été annoncées l’an dernier par l’organisation de coordination policière Interpol, qui évalue à au moins 20 milliards de dollars par an au niveau mondial le montant de ce trafic.

