- Deux ans de prison avec sursis ont été requis ce vendredi contre Jean-Vincent Placé.
- L’ancien secrétaire d’État est jugé pour harcèlement et agressions sexuelles sur deux femmes.
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Attouchements, remarques sexistes, humiliations… Deux ans de prison avec sursis ont été requis ce vendredi 30 octobre à Paris contre l’ancien secrétaire d’État Jean-Vincent Placé, qui a nié avoir harcelé et agressé sexuellement son ancienne collaboratrice, tout en lui présentant ses « excuses sincères »
.
Également jugé pour l’agression d’une seconde femme, dont il dit ne pas se souvenir, l’ancien sénateur écologiste a reconnu des « excès »
lors de ses derniers mots à la barre, « dix ans après les faits »
, et juré qu’il avait « beaucoup changé »
. « Mettre une main sur la cuisse ou les fesses »
n’était « pas plus admissible »
à l’époque des faits qu’aujourd’hui, avait auparavant souligné le ministère public, dénonçant le comportement de « propriétaire »
de l’ancien numéro 2 des Verts envers son employée de l’époque.
« Lourd », « insistant » et comportement « inadéquat »
Jeudi, son ancienne collaboratrice avait dénoncé avec précision l’atmosphère de « sexualisation »
permanente du cadre de travail entretenue par l’ancien secrétaire d’État. La jeune femme décrivait « l’admiration politique et intellectuelle »
qui l’animait au départ pour son ancien patron, alors « extrêmement puissant au sein des Verts »
. Mais le 14 juillet 2016, au palais Farnèse à Rome, elle affirme avoir été tirée du lit par son supérieur en pleine nuit, qui lui a « ordonné »
de danser un slow avec un sénateur français.
Sur une photo projetée d’eux jeudi à l’audience, tous sourires, la main de l’ancien secrétaire d’État l’enserre, dans un restaurant italien où il fête sa nomination au secrétariat d’État, en 2016, sous la présidence de François Hollande. « C’est trop proche probablement »
, a admis Jean-Vincent Placé qui « ne le referait pas »
vu « l’évolution de la société »
. D’ailleurs aujourd’hui, il ne « fait plus de bises »
et « serre la main à tout le monde »
. Il a reconnu être « lourd »
, « insistant »
, avec un comportement « inadéquat »
, mais certainement pas de l’avoir « agressée »
, ni de lui avoir touché les seins dans une voiture.
La seconde plaignante, absente du procès, lui reproche également une agression sexuelle en Corée du Sud à l’arrière d’une voiture où l’homme politique lui aurait touché les cuisses, l’entrejambe et la poitrine. Jean-Vincent Placé n’en a aucun souvenir. Il buvait trop à l’époque et reconnaît à la barre une période « d’alcoolisme maladif »
pour laquelle celui qui est devenu conseiller dans la transition écologique voit toujours un addictologue.
Le 1ᵉʳ mars 2021, Jean-Vincent Placé a déjà été condamné à une amende pour harcèlement sexuel sur une gendarme en 2016. En 2018, il a aussi été condamné à trois ans de prison avec sursis pour violences, outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique et injure raciale. Dans les deux cas, il était en état d’ébriété. La décision sera connue le 10 décembre.
La rédaction de TF1info avec AFP

