- Le congrès du Rassemblement national s’est ouvert à Orléans ce samedi avec la réélection sans surprise de Jordan Bardella à la tête du parti.
- Un peu plus tôt, une manifestation a rassemblé dans le calme 13.000 personnes selon les autorités, 26.000 selon les organisateurs.
- Le 20H de TF1 fait le récit de cette journée qui s’annonçait à haut risque.
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Le 20H
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Deux camps radicalement opposés s’étaient donnés rendez-vous ce samedi à Orléans. D’un côté, le congrès du Rassemblement national où quelques milliers de cadres et militants ont acclamé leur candidate en scandant « Marine présidente ». Et dans le même temps, des milliers de manifestants qui avaient appelé à se rassembler contre l’extrême droite. Les forces de l’ordre craignaient de voir le face-à-face se transformer en affrontement. Finalement, seules quelques tensions ont émaillé la fin de cortège, rapidement maîtrisées.
C’est assez impressionnant de voir qu’il n’y a personne dans les rues. Ça nous rappelle un peu le Covid.
C’est assez impressionnant de voir qu’il n’y a personne dans les rues. Ça nous rappelle un peu le Covid.
Une habitante d’Orléans à TF1
Quelques heures plus tôt, aux côtés de personnalités politiques de gauche, comme le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, la députée écologiste Clémentine Autain ou le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko, plusieurs milliers de manifestants défilaient dans les rues d’Orléans. « Je suis là aujourd’hui pour un rassemblement qui ne veut pas du tout interdire le Congrès du Rassemblement national. Il est légitime, mais, ce rassemblement veut simplement dire que cette France-là, nous, on n’en veut pas »
, explique une participante, dans le reportage ci-dessus.
Pendant ce temps, dans le centre-ville, entièrement sécurisé, les magasins s’étaient barricadés et les rues étaient presque désertes. Tandis que les habitants étaient fouillés. « C’est particulier, mais bon, je comprends les raisons. C’est assez impressionnant de voir qu’il n’y a personne dans les rues. Ça nous rappelle un peu le Covid »,
constate une riveraine.
« Au total, 3.000 forces de l’ordre se sont déployées dans la ville d’Orléans, notamment dans le centre-ville »
, indique l’envoyée spéciale de TF1, Emmanuelle Binet. « Mais aussi quelques kilomètres plus au sud, aux abords du Zénith, complètement sous cloche. L’objectif, c’est d’éviter que des manifestants ne puissent se retrouver en face à face avec les milliers de militants du Rassemblement national »
, précise de son côté notre journaliste politique Matthieu Desmoulins.
Des adhérents venus assister à la réélection du président de leur parti, Jordan Bardella, seul candidat à sa succession. « Il ne faut jamais céder à leur provocation, mais y opposer le calme des vieilles troupes et la sérénité de ceux qui savent que gouverner impose une hauteur de vue »,
a-t-il répondu à la tribune.
Signe que l’inquiétude ne retombe pas, le maire d’Orléans Serge Grouard a annoncé un couvre-feu ce samedi soir pour les mineurs de moins de 15 ans. Les autorités redoutent des débordements cette nuit et demain encore, en marge d’un meeting de Marine Le Pen.
Virginie FAUROUX | Reportage TF1 : Thibault PETIT, Emmanuelle BINET et Matthieu DESMOULINS

