- L’Iran a annoncé ce dimanche 8 mars la nomination d’un nouveau guide suprême pour succéder à Ali Khamenei, tué le 28 février, au début des frappes israélo-américaines.
- Son identité n’a en revanche par été communiquée par les Gardiens de la Révolution.
- Israël a assuré que ce nouveau dirigeant serait lui aussi « une cible ».
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L’Iran attaqué par les États-Unis et Israël, le Moyen-Orient s’embrase
Un nouveau guide suprême en Iran… au visage toujours inconnu. La République islamique, en guerre avec Israël et les Etats-Unis depuis plus d’une semaine, a annoncé ce dimanche 8 mars la nomination d’un successeur à l’ayatollah Ali Khamenei pour diriger le pays. Ce dernier, au pouvoir depuis 1989, a été tué le 28 février dernier, au premier jour de l’offensive lancée par les deux alliés contre Téhéran. « Le candidat le plus approprié, approuvé par la majorité de l’Assemblée des experts, a été choisi
« , a déclaré auprès de l’agence Isna Mohsen Heydari, représentant de la province du Khouzestan au sein de cet organe chargé de cette désignation.
Le fils de Khamenei, sérieuse option comme nouveau guide suprême
L’identité du chef tout juste choisi pour prendre la suite des fonctions d’Ali Khamenei demeure pour le moment inconnue : aucun nom n’a été communiqué par l’Assemblée des experts. Une mesure de prudence pour les Gardiens de la Révolution, au moment où le territoire iranien reste massivement bombardé par les forces israéliennes et américaines ? L’hypothèse est probable, puisque ce nouveau dirigeant sera lui-même « une cible
« , avait prévenu dès mercredi l’État hébreu.
Malgré tout, plusieurs profils ont été cités ces derniers jours par les observateurs comme différentes options de succession à Ali Khamenei. Mojtaba Khamenei, le propre fils de l’ayatollah assassiné, est l’un d’entre eux. Une possibilité d’emblée rejetée par le président américain Donald Trump. Jeudi, le milliardaire républicain a jugé cette éventualité « non acceptable
» par Washington. Autre personnalité évoquée pour cette place au sommet de l’État iranien : Hassan Khomeini, le petit-fils de l’ayatollah Rouhollah Khomenei, fondateur de la République islamique après la révolution de 1979.
Cette décision intervient alors que l’Iran persiste dans sa stratégie de riposte contre Israël et les États-Unis. Koweït, Qatar, Arabie saoudite… Ce week-end, le pays a encore frappé de nombreux États de la région en représailles aux frappes aériennes sur son sol. « Les forces armées de la République islamique d’Iran sont capables de poursuivre au moins six mois de guerre intense au rythme actuel des opérations
« , a averti Ali Mohammad Naini, le porte-parole des Gardiens de la Révolution, dans une déclaration relayée par l’agence de presse iranienne Fars.













