- Le Premier ministre a été interrogé lors des questions au gouvernement sur les conséquences de la guerre au Moyen-Orient.
- Il s’est notamment exprimé sur l’augmentation des prix du pétrole.
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Moyen-Orient : le détroit d’Ormuz toujours au cœur des négociations
« Il ne faut pas mentir aux Français. »
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a été interrogé, mardi 19 mai, à l’occasion des QAG sur les conséquences du conflit en cours au Moyen-Orient. « Tous les scénarios sont sur la table sur le terrain géopolitique, y compris une reprise des combats »,
a indiqué le locataire de Matignon. Car, selon lui, la crise « va durer ».
« La géopolitique s’est installée dans le réservoir des Français »,
a-t-il regretté devant les députés. Avant d’insister sur la multiplication des crises dans le monde. « Les guerres hybrides ou les guerres plus directes vont se multiplier. Nous payons cash nos dépendances en la matière. »
Les gels de crédits bientôt revus
Le chef du gouvernement a assuré qu’« aucun des métiers ne sera abandonné »
parmi plusieurs listés par le député Laurent Marcangeli dans sa question. Jeudi, le gouvernement doit dévoiler des mesures supplémentaires pour aider ceux parmi les plus précaires ou les professionnels qui pâtissent le plus de la hausse du prix des carburants.
« Nous sommes en train de mettre une dernière main, si j’ose dire, à ces différentes annonces »,
a affirmé le Premier ministre, ajoutant que « la crise dure »
et qu’il « va falloir se mettre à l’échelle ». « Mon obsession : faire en sorte que des pans entiers de notre économie ne soient pas à l’arrêt »,
a-t-il ajouté.
Sébastien Lecornu a aussi affirmé qu’il envisageait de revoir les six milliards d’euros de gels de crédits prévus pour compenser l’« impact »
de la guerre au Moyen-Orient sur les finances publiques. « C’est une guerre, et je pense que les six milliards d’euros que nous avons documentés devront être remis à jour, évidemment, dans les temps qui viendront. »
Le gouvernement avait annoncé à la mi-avril que six milliards d’euros d’économies sur les dépenses pourraient être réalisés en 2026 pour compenser le coût de la guerre, sous la forme de gels de crédits ou d’« annulations ciblées »
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