- Le ministère de l’Agriculture a abaissé le niveau de risque lié à la grippe aviaire en métropole.
- Il va passer, lundi, de « élevé » à « modéré », les autorités estimant que la situation sanitaire globale s’est « améliorée ».
Une bonne nouvelle pour le monde agricole. « Considérant l’amélioration de la situation sanitaire au sein des élevages et dans l’avifaune sauvage »
, le ministre de l’Agriculture a décidé d’abaisser le niveau de risque lié à la grippe aviaire dans l’Hexagone. Elle a été arrêtée « après concertation avec les scientifiques et les professionnels du secteur »
, ajoute le gouvernement. Ainsi, à partir de lundi 27 avril, il passera d' »élevé » à « modéré », comme l’officialise un arrêté de la direction générale de l’alimentation du ministère paru dimanche au Journal officiel.
Ce premier pas vers un retour à la normale va permettre un allègement des mesures sanitaires, puisque « les obligations de mise à l’abri des volailles ne concernent plus que certaines zones sensibles du territoire national »
, détaille l’exécutif à l’AFP. « D’autres mesures sont allégées mais le niveau de risque ‘modéré’ implique de maintenir un haut niveau de vigilance »
, poursuit-il. « C’est une bonne nouvelle »
qui « nous remet dans un contexte de normalité par rapport à la conduite de nos élevages »
, se félicite Marie-Pierre Pé, directrice du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog).
Désormais, « tous les animaux vont aller dehors pour l’alimentation »
, abonde Thierry Dezès, un éleveur qui possède 5.000 à 6.000 canards à Baigts (Landes). « On avait déjà le droit de remettre les animaux dehors »
– ceux-ci étant vaccinés, « mais là, maintenant, on peut mettre tous les aliments et l’abreuvement dehors, ce qui est mieux pour eux, et pour l’éleveur »
, souligne-t-il. Autre effet positif, « on devait faire la troisième vaccination, et là on passe à deux »
, sachant que la vaccination est obligatoire dans les élevages de plus de 250 canards.
Le niveau de risque était qualifié d' »élevé », le plus haut échelon, depuis le 22 octobre 2025. Si plus de cent foyers d’infections ont été recensés depuis l’été 2025, « il n’y a plus de cas actifs sur le territoire »
depuis le 16 avril 2026.











