Aux États-Unis, la guerre entre certains médias et l’administration Trump a pris une nouvelle ampleur après cette action judiciaire entreprise par la chaîne ABC. Comme le rapporte le New York Times, celle-ci accuse en effet le régulateur américain des télécoms, la FCC, dont le président Brendan Carr a été nommé par Donald Trump, de violer ses droits à la liberté d’expression.
Dans un document déposé auprès de la FCC, ABC affirme ainsi que l’autorité de régulation exerce une influence dissuasive sur la liberté d’expression, en tentant de sanctionner les contenus politiques avec lesquels elle est en désaccord.
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Alors que Donald Trump a lancé l’an dernier une vaste campagne pour tenter de museler les médias qui ne vont pas dans son sens – PBS et NPR en tête -, c’est la première fois que l’un d’entre eux va aussi loin pour se défendre. Ce qui pourrait désormais ouvrir la voie à une longue bataille juridique à forts enjeux entre ABC et l’administration Trump. Et cette dernière aurait peu de chances de l’emporter selon des experts.
Le cas est ici très symbolique puisque la plainte ne concerne en réalité qu’un différend réglementaire mineur au sujet de l’émission The View. Elle n’a par ailleurs été déposée qu’au nom d’une seule des antennes de la chaîne, ABC Houston.
The View est le talk-show matinal historique d’ABC. Une émission d’information qui bénéficie d’une exemption lui permettant d’éviter l’obligation d’accorder un temps d’antenne égal aux candidats politiques à une même fonction.
L’épisode Jimmy Kimmel
Plus tôt cette année, la FCC s’interrogeait sur la conformité de cette exemption pour l’émission, animée par des présentateurs et chroniqueurs par ailleurs souvent très critiques à l’égard de Donald Trump. Brendan Carr suggère en effet que The View ressemble davantage à un talk-show partisan et divertissant, plutôt qu’à une émission d’information neutre.
Preuve que la guerre est bien ouverte entre ABC et la FCC, dans un autre dossier, le régulateur des télécoms avait ordonné fin avril au groupe Disney de soumettre une demande de renouvellement de licence pour les stations locales de sa chaîne ABC, anticipant de plusieurs années le calendrier prévu.
Cette demande intervenait sur fond de polémique entre les époux Trump et Jimmy Kimmel, le couple présidentiel ayant demandé le départ du présentateur phare d’ABC pour une plaisanterie qualifiée d’« appel à la violence ».
Elle faisait référence à un trait d’humour de l’animateur du talk-show de fin de soirée Jimmy Kimmel Live ! lors de l’émission diffusée le 23 avril. Lors d’une séquence parodiant le gala de la presse, qui s’était tenu deux jours plus tard à Washington, Jimmy Kimmel faisait mine de s’adresser à Melania Trump, « rayonnante comme une veuve en devenir », selon son expression.
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