Avec notre correspondante à New York, Loubna Anaki
Le juge chargé de cette affaire est sans appel : selon lui, rien ne va dans la décision de l’administration de Donald Trump de démanteler Voice of America. D’après le juge Royce Lamberth, la nomination même de Kari Lake à la tête de l’agence qui supervise les médias publics est « une violation brutale de la Constitution ».
Explication : la nouvelle patronne des médias publics, proche alliée de Donald Trump, a été nommée à son poste sans la nécessaire confirmation par le Sénat. Par conséquent, le juge estime que Kari Lake n’avait pas le pouvoir de couper les fonds de Voice of America, de supprimer ses programmes ou de licencier en masse ses employés, dans le cadre de la vaste réorganisation entamée après le retour de Donald Trump au pouvoir.
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Avant cela, cette radio rassemblait plus de 360 millions d’auditeurs par semaine et émettait en 50 langues. Aujourd’hui, elle fonctionne avec des effectifs réduits et la grande majorité de ses programmes ont été supprimés.
La Maison Blanche a immédiatement réagi pour dénoncer la décision de justice, accusant le juge fédéral d’être « un juge activiste ». Kari Lake, elle, a fait savoir qu’elle ferait appel. De leur côté, les trois journalistes à l’origine de ce procès se sont félicitées de cette première victoire, même si, pour le moment, la bataille juridique se poursuit et la situation des journalistes licenciés reste la même.
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