jeudi, juillet 30

  • L’urgence humanitaire est absolue dans l’enclave espagnole de Ceuta au nord du Maroc.
  • Des centaines de migrants illégaux, parfois très jeunes, sont arrivés ce jeudi, dont certains à la nage.
  • Débordées, les autorités – qui ont annoncé dans la soirée la mort de neuf personnes – ont fait appel à l’armée.

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En quelques heures ce jeudi, plusieurs centaines de migrants venus du Maroc ont débarqué illégalement sur les côtes de l’enclave espagnole de Ceuta. La plupart sont venus à la nage, en longeant la côte avec des bouées et des bateaux gonflables. Épuisés, ils continuent malgré tout leur course pour tenter d’échapper à la police espagnole débordée. « Je nage depuis 6 ou 7 heures du matin. Mais je vais bien », assure un migrant dans le reportage en tête d’article. 

Plus 1.500 personnes arrivées depuis plusieurs jours

Sur l’enclave espagnole, après leur traversée, beaucoup se prennent dans les bras, soulagés d’avoir franchi la frontière. Au Maroc, l’envoyée spéciale de TF1-LCI a rencontré de jeunes Marocains, essentiellement des hommes, et des jeunes âgés entre 14 et 15 ans, qui tentent encore de traverser la frontière. 

À l’origine de cet afflux massif, une décision de la Cour suprême espagnole qui interdit désormais le refoulement immédiat des migrants lorsqu’ils arrivent depuis la mer. Plus de 1.500 personnes sont déjà arrivées sur l’enclave depuis plusieurs jours. 

« J’ai 20 ans, je veux rejoindre Ceuta pour changer de vie et avoir une situation meilleure pour aider ma famille ». Selon le président de Ceuta, près de 60 personnes ont perdu la vie en mer. « Neuf corps » de migrants ont été repêchés, a déclaré ce jeudi soir une porte-parole de la délégation du gouvernement, sans donner plus de précisions. 

Des centaines de personnes convergeaient dans la soirée vers la ville de Fnideq, dans le nord du Maroc, après des rumeurs faisant état d’une ouverture de la frontière avec l’enclave espagnole, selon un correspondant de l’AFP. Sur place, le seul centre d’accueil est saturé. Les autorités locales évoquent une situation d’urgence humanitaire absolue.

Rania HOBALLAH | Reportage TF1 : Elise COUSSEMACQ, Samira EL GADIR, Frederic JOLFRE

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