- Le Parquet national financier a annoncé, ce mardi 14 avril, avoir été empêché d’entrer à l’Élysée.
- Il souhaitait mener des perquisitions dans le cadre d’investigations sur l’attribution des cérémonies d’entrée au Panthéon.
- L’Élysée invoque l’article 67 de la Constitution et « l’inviolabilité des locaux rattachés à la présidence de la République ».
La porte est restée fermée. Les enquêteurs et magistrats du Parquet national financier (PNF) chargés d’investigations sur l’attribution des cérémonies d’entrée au Panthéon n’ont pas été autorisés à accéder à l’Élysée, ce mardi 14 avril, a fait savoir le procureur de la République financier, Pascal Prache.
« Des enquêteurs se sont présentés ce (mardi) matin à la Présidence de la République »
, a confirmé l’Élysée auprès de TF1-LCI. Mais « il leur a (…) été indiqué que les documents des agents de l’Élysée, détachables de l’activité du Chef de l’État et ainsi communicables, leur seraient transmis sur demande »
.
Selon Pascal Prache, les membres du PNF se sont vu opposer le fait que « l’article 67 de la Constitution emporterait l’inviolabilité des locaux rattachés à la présidence de la République »
, a-t-il précisé dans un communiqué. Ces « opérations de perquisition »
ont visé mardi « divers lieux »
, dont des « domiciles »
, a-t-il ajouté, sans donner davantage de détails.
Une enquête ouverte pour « favoritisme, prise illégale d’intérêt, corruption et trafic d’influence »
Ces opérations s’inscrivent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte, en octobre 2025, pour « favoritisme, prise illégale d’intérêt, corruption et trafic d’influence ». Elle vise « notamment les conditions d’attribution de certains marchés publics relatifs à l’organisation de cérémonies de panthéonisation par le Centre des monuments nationaux (CMN) »
, a poursuivi le procureur.
Selon Le Canard enchaîné
, qui a révélé l’affaire, les enquêteurs s’interrogent sur le choix de la société Shortcut Events pour organiser les cérémonies d’entrée au Panthéon des femmes et hommes illustres depuis vingt-deux ans. Chaque panthéonisation a été facturée à l’État « autour de 2 millions d’euros »
, estime l’hebdomadaire satirique.
Selon l’article 67 de la Constitution, le président de la République n’est, en règle générale, pas responsable des actes accomplis en cette qualité. Il ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner ni faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite.




